30.01.2009

Méninges facturent l'âge(1er février 2008)

 

Ménage sensitif

Chantage affectif

 

Aurore boréale

Foutoir sentimental

Mariage désastreux

Et échec amoureux

 

Folie castatrice

Souvenir de mon fils

Mêlé de cauchemard

Echec de triste histoire

 

Les pertes et fracas

Souvenirs d'un émoi

Et moi qui vais partir

Il n'y a plus qu'à fuir

 

Seul avec mon histoire

Seul avec mes déboires

A boire tous les soirs

Seul au bar, la diva

 

Seule m'en fait oublier

Tout le poids du passé

Une vie échouée

Gachée et sacrifiée

 

Et encore une fois

Je ne peux qu'écouter

Le souffle de sa voix

Noyé dans l'au-delà

 

Je ne peux oublier

A demi éveillé

Qu'au bar seul je vais boire

Me pendre à un noyer

 

© Laurent Senanedj

28.01.2009

Soleil moins en moins hâlé(22.02.08)




En quête vérité
Retrouve en sens caché
Faire sens en les mots
Comme le disait Rimbaud

Alors déjà si tard
Poitrine de cythare...
Comme le disait ta mère
De prune de cythère

Ainsi dit en trait lit
Et fruit qu'elle traite aussi
Arrache citronier
Mauvaise herbe à pousser

Le long de son jardin
Famille de catins
Le chant du colibri
De vos cris n'a douci

Tel jardin sucrier
Mémoire en oublier
Là trop de mal est fait
Ici coulent méfaits;

N'as tant mémoire garder
Trop ta mère écouté,
Bien triste conseillère
Toujours mauvaise mère

Nait à l'enfant chassé
Qui croit seul être allé,
Tes études passées
Bien jamais achevées;

Trois cent mètres carrés,
Pas un sou à donner
Qui que quoi? Cette amère,
Est-elle vraiment mère?

Ne la présente à moi
Que pour cracher son glas
Car nul ne veut ta mère,
Et même pas ton père!

Bien comme goût de la mer
Trop de sel y est ceint
Malheur en ton destin,
L'océan coule à pieds


D'ancêtres offusqués...
Jettez vous donc de l'anse
Pirate vous y lance...

Sa chevelure teinte
Restera à la pointe

Du chateau à recul
N'y verrait mal Hercule
Ou perdues dans couloirs
Du ghetto de Boissard

Endure misérable,
N'as voulu noble sable,
Retourne donc au Moule,
Donner manger aux poules

Et pour l'indien nourris
Surtout bien les cabris
Car tu es paysanne
Comme fleur qui se fanne

Soleil moins en trouver
Débrouille toi pêcher
Et souffre désespoir,
N'aura que sable noir

Quand pourra te l'offrir
Ta mère et puis pourrir
Avec son citronier
Son noir serf jardinier

Esclavage à outrance
Négrière en puissance



© Laurent Senanedj

25.01.2009

Prochain atelier avec Olivier Schneider le 3 février

Je serai présent pour l'atelier le 3 février prochain à l'Université de Nanterre

Olivier Schneider

19.01.2009

Encore né du décor est vision du corps de l'homme comme celui de la note en musique de l'âme(19 janvier 2009© Laurent Senanedj,)

Corps de la note est las

De ces mots sans musique

Qui déchantent l'émoi

D'un canon si physique,

 

Mannequin pisse cire

L'envie qui fuse en dos,

Que balle ne déchire

En tête à l'échaffaud;

 

Corps de la note est la

Quand ne sonne le do

Que musique a l'aura

De s'offrir en cadeau,

 

Pour rayonner le rire

Car mieux vaut s'amuser

Que pleurer ou souffrir

Quand sol ne sait danser,

 

Comme un fas qui résonne

Comme anguille en marée,

En écume tisonne

Si le lai en brassées

 

N'y est mis en sol meuble

Qui résonne bien court

Dans le hall d'un immeuble

Où cité n'a plus cours;

 

Corps de la note va

S'échouer contre le ré,

De chaussée qui n'a pas

L'envie de s'avancer,

 

Quand le son est si bas

Que ne résonne au loin,

Que le cri qui aura

Cherché l'écho en vain...

 

Corps de la note est las

De ces mots qui bousculent

Temps de lettre en éclats

Quand verbe ne recule

 

Corps de la note est texte

Qui vit à l'intérieur,

Au secret du contexte

Où le verbe se meurt

 

 


 

Un con tenu qui se tient en contenant le contenu d'un vase percé... du 12 au 18 janvier 2009

En dedans au dehors

Comme ordre vint paraitre

En vouloir sans remord,

Renaissance de l'être,

Il s'enchevêtre en lui

Comme corde revient

En instant d'énergie

Du retour à son point...

Mort est trace de tout

Qui se résume en rien

Qui dérobe l'écrou 

D'une vis qui se plaint;

En dessein de projet

Que le coeur a rêvé

En signe d'un reflet

D'un rêve dessiné,

N'en est plus que demain

De l'hièr oublié

En souvenirs dépeints

Par mémoire et pensée,

En désert où partir

N'est que félicité

Quand se meurt devenir

En destinées passées,

Loin de la poésie

Où tumulte raisonne

En chaos qu'est le bruit

Que le vide résonne...

© Laurent Senanedj

16.01.2009

Elime en Vier cheva, en mouture d'argent, sept en un sonna corne d'Aaron en trompette de Sion et charivari(8-9 Avril 2008)

Es tu septième jour,

Pierre philosophale,

Or devenu amour

D'elixir en temps foétal...

 

En couvrant l'horizon,

Déploie tes ailes d'ange,

Et luis dans la buée,

D'amour que temps ne venge...

 

Once pulvérisée,

En tombe le voilage

Que temps d'homme a porté,

Pierre d'en temps plus sage;

 

Découvre vérité,

En temps et tant si tard,

Brûle en ma destinée,

Que pleure veuve noire;

 

Protèges l'araignée,

De femme portant deuil,

Souvenir d'Asmodée,

Qu'araignée ne le veuille,

 

En présence cachée,

Tu es science des nombres,

Qu'en Orient forrestier,

Temps de l'Arche dénombre;

 

Caverne de lumière,

En étoiles lactées,

Es tu lai de la mer,

En écume brassée;

 

Mélusine en sommeil,

Quête Graal en ton rêve,

Argotique en réveil ,

Tu es sens qui s'éveille

 

En danse de toupie,

De lunes en cheveux,

Eclaire tant la vie

De divin auspicieux...

 

En cinquième élément,

Es tu couleur saffran,

De jour qui en venant,

Soleil éclaircissant.

 

En danse de Shiva,

Tu retiens toute larme,

Tant porteuse de joie,

En temps que ne désarme

 

Les épreuves en la vie

Tournoient en tous sens,

Au son de mélodie

En cors dansant de transe;

 

En choeur te donnent vie,

En souffle de bonheur,

Anneaux furent maudits,

En des temps de rancoeur...

 

Mais en temps de repos,

De néant en parole,

En toi-même est l'anneau,

De l'amour qui convole;

 

Laboure en nobles noces,

Fils de l'homme en sabbat,

En paroles véloces,

En septième choma...

 

En écrits d'exégèse,

D'ennui ou de long soirs,

Viennent temps de génèse

D'histoires en espoirs...

 

Comment savoir combien,

Conte philosophique,

En trouver le chemin,

De chansons en cantiques...

 

Pierre n'est que maison,

Geole en temps sacrifiés,

De souffles d'oraison,

En horizons cachés...

 

De vents métaphysiques,

Souffles en tant de vers,

La nature homérique,

D'exode en temps de pierres...

 

Mystère en la demeure,

Quantique en jette l'ombre,

De l'amour qui ne meurt,

Qu'en tiques en grand nombre...

 

De shiva en yoni,

Fécondité matrice

Pleure en ce manuscrit,

Veuve en temps de son fils...

 

© Laurent Senanedj

En travers ou côté, l'enfance reste la même et les jeux de ballons ricochent comme balle en éclat(16 janvier 2009)

 

 

L'épine dans le pied
De celui qui survit
Egale barbelés
De champs ou de pays

Le soir quand seul s'entend
La clameur des sireines,
Que courent les enfants
En enjambées si vaines

Vers l'abri qui n'égare,
Que les plaintes de ceux
Qui n'ont vu que trop tard,
Le missile des cieux

Tombé en ce jardin,
Où ne pousse la fleur
Sans peur du lendemain,
Ou d'un matin qui pleure

 

Vent d'endoctrinement

En des fils que serinent,

L'esprit qui voile temps

De complainte assassine;

Carrefours de Gaza,
Là où ne peux crier
Que l'enfant de l'émoi
Loin du père insensé...

 

Ebullition de larmes,

Ou débris des obus

Ne se comptent qu'en armes,

Qui trainent dans les rues

 

Munitions ne clapotent

Qu'en rues de guerres lasses,

Quand l'enfant de Sdérot

En nombre les ramassent;

 

La mère est désarmée

Face à l'oubli des pères,

Que l'enfant sacrifié

En perde tout repère,

 

Car l'enfance est la même

A Ashdod ou Gaza,

Que la guerre  ne sème

Qu'en discorde de foi;

 

D'un côté ou de l'autre

D'une frontière tue,

Là où la mort se vautre

Demeure l'inconnu,

 

Dans les rues de Gaza

D'Ashdod ou de Sdérot

Où ne pleure que foi

En rafales dévotes

© Laurent Senanedj

 

 

 

15.01.2009

Tour d'îvoire en dame noire des suies d'un bois dormant en saillies

 

Tumultes et chaos

Mêlent au monde bruit

Qui résonne en écho

Au vide de la vie

 

Soufflant le désespoir

D'un atome esseulé

Dans une tour d'ivoire

De marbres entouré;

 

Que n'aura-il fallu

Comme échec en la tour

Qu'une pièce perdue

En un bien vide amour,

 

Perdu dans le jeu roi

Ne sait plus comment faire

Pour retrouver ses pas

Sans aller en arrière,

 

Suivre l'odeur de nard

D'une reine en donjon

Et retrouver l'espoir

D'une seule illusion,

 

Cavalier solitaire

Prendre dame à cheval

Qu'en souffre même père

En abandon fatal,

 

Le fou avence seul

En diagonale qu'est

La route qui l'esseule

En chemins de secrets

 

 

© Laurent Senanedj

13.01.2009

Un poème - fragment sur Gaza

Pourquoi ils tuent les oiseaux maman?"

ne m'écoute pas:

Ils les tuent pour être plus fort

que le temps qui passe


Dans les rues de Gaza

les bombes tuent tous les jours

mais d'autres s'endorment

en attendant leur tour

Dans les rues de Gaza

on dit que l'Olivier

ne repousse jamais

 

Ils ne peuvent se protéger

sur les branches de l'Olivier

calciné

Ils s'envoleront peut-être

là-bas

l'enfant, lui, ne pourra pas 

Olivier Schneider

02.01.2009

Lettres de chair et chaire de lettres (sur deux ou trois jours, achevé le 9 mars 2008 au matin)

 

 

 

Comment l'être de lettres

S'il n'était que de chair

En temps pourrait-il être

Instant et éphémère

 

Chaos et univers

En tout vide et lumière

 

En phrase point et lettres

Et silence en tonnerre

En vie même de l'être

Foudre tue sans colère

 

De néant en vient l'être

Au temps néant et ère

En terre pousse l'hêtre

De déluge à jachère

 

Image pieuse et piètre

En cafard rampe à terre

Image en triste prètre

Bien si fidèle à terre

 

Et si l'être de lettres

N'était fait que de chair

Par qui pourrait-il être

Amour qui désespère

 

En absence paraître

De femme bien si chère

Quand vint le temps de l'être

L'enfant pleure en son père

 

Autant n'a vu que naître

Etre qu'encense chair

 

Sacerdoce en pieux prètre

Eglise en brûle en chair

Troupeau ne voulant paître

Près d'images si chères

 

Et bien temps peut paraître

En si suprême chaire

Point mots sans une lettre

Ne pourra souffle y mettre

 

Et quand soufflera l'air

La tempête des lettres

 

Ne pourra les défaire

D'être sans plus paraître

 

Encore pour mieux taire

Dire dernière lettre

Car bientôt la dernière

Sera première en être

 

En trahir raison d'être

N'apaise la colère

Et trouver sens des lettres

Bien en rends moins amèr

 

 

 © Laurent Senanedj

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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