28.02.2009

Prochains Rendez Vous : Printemps des Poètes à Nanterre

Prochains rendez vous:

Pour le Printemps des Poètes, concert de Sirchst (Olivier Schneider, Johann Grandin et Hugo Minsat) le mardi 10 mars en salle Reverdy, Université de Nanterre Batiment L, à partir de 18h, entrée libre

Et le mercredi 11 mars, 12h 30, lectures et remises de prix avec les poètes de l'atelier PoesieX, Uiversité de Nanterre, bat L, Salle Reverdy

 

23.02.2009

Inspirations méta-nucléaires, hommage au travail de Philippe Garel, composé le 10 février 2009



Apocalypse noie                                                                       Sur pères qui n'ont pu

La ville champignon,                                                                 Prendre l'enfant en bras,

En éllipses d'éclats                                                                   Tant mères n'ont connu

Que sacrifices font;                                                                   Que folie de l'éclat;

 

Il n'y a plus demains                                                                  Résilience est ici

Qui ne restent en vie,                                                                 Espace et souvenir ,

Sans souffrir en airain                                                                 Quand se noie dans l'oubli

Plomb qui tombe durci,                                                                Résonnance du pire...

                                              

© Laurent Senanedj


13.02.2009

Monter n'est que descendre de l'autre côté si remonter vaut bien la perte de tous les sens en escalier de la vie-12-13 février 2009

Entre collimaçon

Et pente remontée,

Ne nait de l'illusion

Qu'image d'escalier,

 

Energie coule rage

En coudées enjambées,

Emportées en étages

En escalier monté,

 

Que ne freine la marche,

D'avenir en un temps

D'un homme en sa démarche,

Avide du présent

 

A corps où n'est ouvert

Qu'un geste de l'accord,

Que pied de micro sert

Comme machoire mors;

 

Il n'y a que l'espoir

Qui est las de te voir,

Car tu n'es en regret

Il n'est vrai qu'un reflet

 

De ce que j'ai voulu

En risque d'inconnu,

Mais que la foi m'a perdu

Quand j'ai été déçu,

 

C'est pourquoi aujourd'hui

Il me faut remonter,

Plus haut que mène vie

Marches de l'escalier;

 

Là où va palanquin

Larme coule en chemin,

Là où même ne roule

Que l'eau croupie qu'écoule

 

Les temps de ces égouts,

En vains temps de dégout

Où ne pleure que temps,

Qui s'est vu devenant

 

Et a cru un instant

Devenir le présent,

 

Passé et avenir,

D'une famille tant

Que temps devait bénir

Au delà du présent;

 

Nulle en est la démarche,

Dévalant l'escalier

Puis remontant les marches,

Recherchant vérité

 

Guère plus avancé,

Je regarde le loin

Mais ne voit de pitié

A l'abri du chemin,

 

Regrettant seulement

Que l'or pave ces rues,

Fauts semblants devenant

Epaves de l'écru;

 

Même jaune est cocu

En coquille de l'oeuf,

Devant l'aune j'ai su

Que n'habille que neuf,

 

En vêtement d'ordure

Qu'endure temps d'argent,

Où aveugle est nature

Quand brille devenant

 

Avant que mort ne vienne

Etre dépouillement,

Chair en corps bien si vaine

Souffle en tout un instant,

 

Pour pourrir à présent

Sous la terre en jachère

Que souffrir maintenant

Désespère et ne sert,

 

Coule le sang du frère

Le fils qui le trahit

Brule tant désespère

Brisure de la vie,

 

Dévotion n'est amie

En science et religion,

Que du nom de l'oubli

Et non de l'intention;

 

Quand empeste l'ordure

Diffuse galbanum,

Souvenir bien si dure

Qu'odeur pourrit de l'homme

 

D'intrusion l'inconnu

Par derrière en est comme,

Souvenir de Sodome

Quand Gomorre est venu,

 

En luxure caché

Violer en enfilade,

Frapper dans le verger

Voler toute grenade,

 

Et croire recouverts

Ses crimes de sagesse,

Par ce que s'est ouvert

Porte de la faiblesse...

© Laurent Senanedj

10.02.2009

Musique en terre ne sonne que mystère quand elle ne joue cire chie strophe en cérumène qui emporte acouphènes en oreille du ventre de gaïa qui se noie face à miss terre...hommage à Sirchst et à Gaïa, 8 au 10 février 2009

En deux coups contre à coups

Nous voila pris de cours

Dans ce monde de fous

Où la musique sourd,

 

Là où le veut fontaine

Où source ne jaillit,

Qu'en musique si vaine

Au sourd qui pourtant ouït;

 

Cette musique bat

Les coups qui frappent fort,

Sons autant qu'un éclat

Etant moindre remords,

 

D'un souvenir de  ceux

Qui n'ont pu écouter

Le son volé en deux

Coups même non portés,

 

Si haut qu'en vienne la

Où courbe dos de l'ut,

Tumulte en un fracas

Ne résonne qu'en lutte,

 

D'un air mélancolique

En cave ou en cuisine

Quand s'ébat la musique

En notes assassines;

 

Racine contre roc,

Mélodie d'eau qui passe,

Musique sonne rock,

Guitarre contre basse

 

Et une voix d'éclat,

Colère en un volcan

En lave de gaïa,

La cave en tremble tant

 

Que son façonne sol

En geste de l'émoi

Quand les notes s'envolent

En éclats de la voix

 

© Laurent Senanedj

07.02.2009

Vide est l'espace du temps sans l'enfant de l'oubli en mémoire qui attire présent-7 février 2009

Le vide est au dehors quand s'ouvre la fenêtre,

Là où loin crie le sort en vents de la tempète

Qui hurle les ressorts d'artères du paraitre,

En ombre d'un essort que même l'âme apprète;

 

Si remonte l'envie de franchir le rebords

De ce gouffre muet d'un silence impavide,

En vide fait de bruit en instants de remords

Où la peur ne se tait qu'au silence du vide,

 

Là ne demeure que l'homme en temps de l'oubli,

Fractale est souvenir qui se noie de dépit,

Témoin de l'idéal en temps de l'utopie

Même si ne fait somme le nombre en un cri

 

D'une terre battue dans les temps de la friche

Ne hurle plus qu'une fenêtre qui appelle,

Une révélation en divine acrostiche

D'un vide tu d'où la raison ne se révèle,

 

Même si en terre reposent les mystères

Quand saisons sont allées, ne reste que pitié,

Même vers désespèrent souvenirs d'hiver

Quand en l'air volent corps en fenêtre emportée...

 

© Laurent Senanedj

Ailleurs ne vaut guère l'envie de partir là où le train ne fait que passer sous une pluie de moitié-7 février 2009

Si ailleurs est ici, que sont bleux de mon âme

Si la recherche est tant illusion que présent,

Quand l'averse me saoûle en esprit de la femme

Qui dévoile l'envie en souvenir du temps,

 

Sur ta face cachée l'amour ne se dessine

Qu'en épreuve d'artiste tracée d'une gouache

En bien vaine moitié d'une toile assassine;

En couleurs d'une trace que même vie ne tache

 

Peinture ne s'acroche en empreinte de foi,

Où retombe  pinceau en naissance de l'art

Ne demeurera que vision d'un teint de soie

Quand j'ai pu te voir au delà de ton regard;

 

Sois pour moi comme feu qui ruisselle sur l'eau

Pour franchir l'océan qui déchire les cieux,

En fragrances du bois je serais ton bateau

Même en mer pourfendant les verts en tant de bleux,

 

Même mer s'ouvrira pour nous laisser passer

Quand la force du temps bénira cet instant,

En reflet du matin où perle la rosée

Le parfum de l'amour nous portera aux vents,

 

Quand même vient frapper à la porte du temps

Un mot doux de l'amour qui s'appelle l'espoir,

Au secret d'un jardin même narcisse est blanc

Quand divinité brille de bleu et de noir;

 

Tu seras pour moi comme le feu de la nuit

Quand tu viendras rejoindre celui qui t'attends

Je resterais pour toi jusqu'au bleu de minuit

Sous le ciel en couleurs plein d'étoiles brillant

 

Quand reflet de l'union bénira notre envie

Peut-être ma douleur s'éteindra un moment

Alors gagnerons nous le secret de la vie

Là où coule la paix en reflet de bleu cyan...

 

© Laurent Senanedj

06.02.2009

En étang de sagesse il n'est de femme qui sème l'espoir là où vie ne se réplique qu'en mèmes de l'enfance- 6 février 2009

En poésie écrits même ne se ressemblent

Qu'en une foi donnée où est la vérité,

Si nulle fois en vie même le bruit ne tremble

Quand l'écho de raison trouve l'éternité,

 

Car l'amour est si loin qu'il demeure en chemin

Traverse qui n'est temps d'esprits équidistants

Que si près en lointain cyprès souffle tanin

Quand la vie n'entends pas l'écho qui vient du vent;

 

Ne résonne que mème en amour qui ne sème

Que répliques du temps en échos de violence

Comme bat contre vents la moisson qui essème

Douleurs et empreintes en temps de la souffrance,

 

Et si même en secret tout dépend d'une femme

En reflets éperdus enfance n'a de chance,

Si père reste loin sur l'écho d'une lame

Qui l'entraine vers la fin de son existence;

 

Quand au dessus de l'étang vole libéllule

En bulle dans la bulle se noie le chaos,

Quand même ne chante le soir au crépuscule

Qu'un hibou emporté par un effroi d'écho,

 

Il n'est plus de silence qui trouble l'effroi

Si la raison ne sait où même regarder,

En vide de l'écho dans les temps d'une foi

Qui résonne plus haut vérité d'une loi;

 

Se cache le soleil, sa face même veille

La nuit quand vole temps au dessus de l'étang,

Même le silence ne s'endort en sommeil

Si le rêve ne peut parler tout en dormant;

 

Femme es-tu le secret de l'écho dans la nuit

Ou juste le reflet d'une nuit de chaos,

En pensée qui repousse en jardin de la vie

Là où même l'insecte ne vole plus haut,

 

En étang de sagesse où même fleur se noie

Quand même meurt le temps au printemps des espoirs,

En miroir un regard de narcisse se voit

Comme blanche est la rose en retour de l'espoir;

 

Pourquoi en un éclat ce bruit résonne en moi

Comme plainte d'un son qui résonne illusion

Quand se perds l'au-delà en relents de l'éclat

Où se trompe pardon en vaine religion;

 

Si même vie se meurt là où nait la tumeur 

Pourquoi il n'est d'écho qui ne plane sur l'eau

En écran de senteur comme vent de douleur

Qui résonne en un son qui ne souffle qu'écho...

© Laurent Senanedj

04.02.2009

Ailleurs

C'est parfois sous les ciels bleus, clairs, lavés de pluie, qui embrassent l'horizon en tombant à l'oblique. Un paysage plat, de la végétation qui court comme une chevelure sur les bords du chemin. Un air chantonné par une voix comme la tienne, profonde, rebondissante et bizarrement douce avec ses accents enfantins.

On s'égare.

Au hasard. On marche jusqu'à la falaise. On se laisse étourdir, abrutir par le vent, les bras grand ouverts comme pour tomber dans le vide. On regarde le soleil disparaitre et de petites brulures lumineuses clignoterons encore longtemps sous nos paupières. Les bourrasques n'ont pas d'odeur et elles les brassent toutes. On a les narines brulantes.

On se saoule.

Nuit d'octobre, allongés sur l'herbe mouillée, sur le dos. Il fait froid. Cela n'a pas d'importance. Le ciel est redevenu immense. Derniers mots : "Il n'y a pas tant d'étoiles à Paris". Mais on se tait, parce qu'on pourrait être partout, avoir mille ans ou cinq mille ans. Notre chair cesse de nous tourmenter et se met à humer l'espace autour.

Je voudrais m'y perdre.

© Alice Poujol

Pressions

Bleue. Toute bleue avant de dormir. Un hématome à la place du cœur et plein de petites contusions tout autour. Bleue à l’intérieur. Infuse, infuse petite douleur, et toi aussi grand effroi.
Et puis je noircis. Epaisse et pâteuse, je me répands partout. Je refuse le sommeil comme je refuse la mort. Je voudrais obstruer la lumière, infecter l’air et tout faire bourdonner. Une nappe de pétrole qui progresse, une peste…
(Mon corps sait pourtant mieux. Mes yeux battent et après quelques mauvais rêves, se délestent).
Blanche. C’est ma peau tiraillée au réveil. C’est aussi l’interstice vierge du nouveau jour.

© Alice Poujol

Pierre en débris de l'amour n'est nue en phare comme l'âme croasse au marais de l'espoir qui se noie dans un vers...4 février 2009

Comme un titre écarlate

En lettres désespèrent,

tirés à quatre pattes

Ces vers bien éphémères;

 

Comme acroupie laitence

En recherche d'envie

Ne laisse voir souffrance

Quand l'amour est parti;

 

Recherche d'une femme

Ne vaut jours de l'enfance

Quand au profond de l'âme,

Ne brule qu'espérance

 

Et si l'amour n'est vrai

Au delà du matin

Qu'en reflet d'un regret

C'est que début est fin

 

En chemin de l'envers

D'empreinte disparue,

Qui ne marche qu'en vers

D'une élégance nue

 

Qui devine les sens,

De l'amour qui ne vaut

Qu'un reflet de l'enfance,

Qui de bas va en haut

 

Comme monte l'étoile

Dans ce ciel qui se meut,

En nuit que l'idéal

En rêve trouve dieu;

 

En image de femme,

En face contre dos

De la face de l'âme,

A l'envers de ces mots

 

Peut-être trouvera,

L'envie un jour d'aimer

L'empreinte de ces pas,

En agathe et camée...

 

© Laurent Senanedj

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