22.03.2009
Nature est reflet du réflexe de celui qui se voit dans la glace que lui tend l'abime de la vie-21 et 22 mars 2009
Tu n'es que l'appat de ta propre vanité,
Ombre de la honte et trace de passion noire,
Empreint les gouffres où l'amour s'est délecté
Et en vain cherche l'abandon du désespoir;
Quand ta folie n'est plus que trace de vomis
Tant bien que même l'envie en devient morbide,
Ne demeure que l'instant en trace du bruit
Qui ressurgit et se jette dans le vide,
Là où même vide de l'effroi ne pisse,
Dans le fond du caniveau de la rue des juifs
Dans ce silence dont même le plaisir ne jouisse
Qu'en sentiment où si bien le coton cotoie le suif,
Dans le noir, là où le béton est fissuré,
Le silence se soumet même à l'envie qui est
Lézarde de l'instant en plaie cicatrisée,
En balafre d'espoir que lame ne commet
Qu'en volonté occulte de nuit sans sommeil,
Apre comme l'amour sur le champ de bataille
Laissé là où est pétrifié même l'orteil,
En brasse coulée en océan de corail
Dont les bleux ne répondent qu'au rouge du sang
D'un désir qui n'est autre que cruauté nue,
Là où il n'y a de torture que le temps
Quand en corps du désir même l'âme est perdue,
Il demeure en azur un reflet de bleu cyan
Même si l'horizon ne sait plus comment faire
Pour regarder au delà de l'oeil du conscient,
Voir, insensuels ces cadavres qui désespèrent
En tragique mise à distance du passé
D'une image brisée de tous ces champs de ruines
Que vie laisse en éclats de verre toutnoyer
Là où vent de suc et de sexe dégouline
Aux fenêtres qui portent les reflets de toi
De ce corps en sourire qui ne sait que souffrir
Là où peut-être se trouve source du moi
Que pavlov et son chien ne peuvent que pourrir...
© Laurent Senanedj
15:35 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Petit chant du doute le soir au fond de l'âme...
Quand le doute affronte la passion
Il nait sentiment de vérité
Et puis quand l'assaut des sensations
vient heurter la sensibilité,
Plus rien ne peut en subsister
Que ce que même le doute efface
Et quand bien ne demeure en pensée
Juste de la raison qu'une trace,
Celle-ci ne va qu'en s'étiolant
S'étirer de toutes ses facettes,
Pour demeurer voeu incohérent
D'un trésor qui se tait en cassette...
© Laurent Senanedj
11:56 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
20.03.2009
Yaeel, le son du vent qui déchire l'air quand pleure la tempète le long de la colère de l'oiseau qui se noie dans la solitude de l'âme-20 mars 2009
A quoi bon si tu n'es là
souffrir l'encre de ces mots,
même la plume se plaindra
car tu n'es là qu'en placébo;
A quoi bon si tu n'es là
endurer les affres du temps,
ne pas voir une image de toi
contre moi et me soignant;
A quoi bon si tu n'es là
manger ces plats sans aucun goût
et vivre sans raison de toi
pour finir dans l'ombre du tout;
A quoi bon, à quoi bon, à quoi bon,
le plaisir, l'amour et la honte,
la vérité et puis l'illusion,
le savoir, le doute et la peur qui s'affrontent...
Merci de me libérer un tant soit peu de mon fardeau
Trouveras tu la force de me lire,
c'est peut-être que tu te trouve dans ces mots,
quelque part, là où le sanglot aime le rire...
© Laurent Senanedj
17:09 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
06.03.2009
Et lit sur l'empreinte de mon âme qu'il n'y a de frère qui agisse comme celui qui viole foi-6 mars 2009
Rien ne me reviens qui n'aille à toi
Quand bien même tu ne le veuilles,
Rien de cette mer de glace ne brulera
Le souvenir de ces jours de deuil
Que tu laisses en moi pour seul amour
Quand je regardais qui tu étais,
Et que venant vers toi toujours
A ton reflet mon coeur s'ouvrait;
Mais tu n'as su que me donner
L'illusion de vérité trompée,
La pauvre abandonnée
Travestie ou déguisée,
Même elle tu n'as su l'aimer
Et tu ne pourras pas la servir,
Comme un oubli de ta piété
Sans la laisser t'asservir;
Mon pauvre tu ne souffres reproche
Car la vanité t'anime dans le fonds,
Et bien ton coeur est proche
L'orgeuil ne te le laisse regretter le pardon;
Apprends ce qu'est un vrai poème,
Vis pour l'autre avant de croire l'aimer
Car nulle n'est l'envie qui ne s'aime,
Qu'en déguisant la vérité;
Regarde vers cette assemblée
Et voit cet épouse qui attends,
Elle est bien sans se tromper
Trace du remords qui apprends,
Elle saura se faire pardonner
Car elle n'est que vrai du vrai,
Et ne trahira pas son reflet
Même en aune d'éternité;
Celui qui brule la famille
Commet le larçin du mauvais fils,
Mais ne brule qui s'habille
Avec le sang du sacrifice,
Si je ne vient après ton pied
Ne me tiens par cette main,
Qu'odeur de l'encens brulé
Qui trahit lui-même et son prochain,
Là où l'un ne se divise
Que dans l'empreinte d'hypocrite,
Du sang répendu en devises
De l'argent que l'héritage abrite;
Si tu crois aimer le père
C'est lui que tu nie en tuant le fils,
Puisse t'éclairer la lumière
Le jour où tu reconnaitras ton vice,
Là où même se tait l'appôtre,
Tu ne peux rendre service
Ni à toi ni aux autres,
Dans de faux sacrifices
D'idoles consacrées,
Si tu trahis toute intention
De faire vivre la vérité,
Et ne lui offre que la dévotion;
Il n'est point de meilleur juge
Que la vanité qui se cache,
Dans le miroir de l'être qui préjuge
Pour lui-même, croyant dissoudre la tache
Mais le sang reste empreint du crime
Même quand en qualités de mensonges,
Voeu pieux et vérité déguisées s'abiment
Là où faux semblants de nature se rongent;
Si le fils n'est point ennemi du frère,
Il n'y a que trahison qui puisse
Baigner là où désespèrent
La mère, l'agneau et le sacrifice,
Tu préfère ne rien dire,
Jouer celui dont l'oreille même s'abstient,
Ne fais rien plutôt que mal agir
Quand ta bouche se tait en vain,
Le cri du sacrifice ne taira l'odeur de mort
Que diffuse le sang que tu répands,
Quand en hurlements et sans remords
En silence ton crime en sourdine trahis la porte des temps...
© Laurent Senanedj
16:19 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note

