25.04.2009

Reflet de moi-même le long d'un amour imaginaire qui est plus vrai que l'image de l'amour lui-même-22 avril 2009

 

 

J'ai vu un morceau de moi-même tomber

Là où le désespoir rejoint l'égout

Dans la rue au bas de la chaussée

Là où n'y a plus d'appétit ni même de goût,

 

Ce n'était qu'un débri de mon âme

Qui s'échouait dans le caniveau de la vie,

Où est l'abscence dont m'enserrent les flames

Qui brûlent mon coeur quand ton image s'évanouit;

 

Le temps qui passe en un instant

N'est plus vrai qu'en une empreinte de ces pleurs

Qui engendrent les instants et tuent même le temps

Quand tu n'es là pour taire ma douleur;

 

Vitriol me brûle le fond de l'estomac!

Et si acide,  en demeure trace de la foi

Quand je regarde et que je ne te vois

Annonce de la vie et renouveau de l'émoi...

 

Tu peux me dire tous tes malheurs,

Tes baisses de formes et tes douleurs

J'aimerais les prendre dans mes bras

Avec toi et les soigner  tout contre moi

 

Est-ce une réponse ou un poème?

Au delà de l'écrit mes pensées sont à toi

Elles te dessinent là où le vent essème

Des instants de bonheur qui ne sont, que de petits toi...

 

© Laurent Senanedj

 

 

 

 

 

 

 

21.04.2009

Nathan Emmèt, un week-end comme les autres près de toi- 17-19 avril 2009

Plus rien ne compte à présent qu'être avec toi,
Si même du désordre nait l'unité
C'est que rien ne vaut te serrer dans mes bras,
Là où contre toi nait toute vérité,

Chaque instant à tes côtés m'est si précieux
Que se perd dans tavoix trace d'éphémère
Quand à travers toi se révèlent les cieux,
Comme l'océan d'où partent toutes mers

Tu nait confusion où se jette le doute,
Puis fleuve d'amour où renait la raison,
Tu es l'absolu que même peur redoute
Quand de la peur tu n'es que la négation

Si bien là où la foi n'est que le début,
En empreinte du tout ouvre le chemin
Et montre les pas de ce qui s'est perdu
Où reste du temps ne signifie plus rien,

Si toi-même ne demeure près de moi
Pour me tenir par la main et m'éclairer,
Là où la nuit n'est que l'absence de toi
Et le cauchemar le manque de t'aimer;

Cruauté, pourquoi vouloir priver un père
De l'enfant à qui il a donné la vie?
Folie et négation de tous les repères,
Sur cette route même folie dévie,

Quand méchanceté épouse la bêtise,
Il ne reste qu'un visage de la femme,
Devenu rongé par le mal qui s'attise
Dans un feu qui doit brûler depuis son âme,

Contre quoi le pauvre enfant n'a rien pu faire,
Qu'aurait-il pu du haut de ses quinze mois?
Juste aimer ses deux parents sans plus à faire,
Mais s'il ne peut parler très clair il les voit,

Et il saura se faire sa propre idée
Quand sa main doit rester sans celle du père,
Là où l'amour et le sens sont évidés
Où ne reste que raison qui désespère;

Nathan mon enfant, tu es sens de ma vie
Et tu donnes vie au profond de mes sens
Et même là où la raison n'est que vie
Tu éclaires les parfums de mon essence,

Et quand tu redonnes vie à la raison
Le doute devant toi hésite et se cache,
Car pour toi l'amour rend jaloux la passion
Si bien qu'alors le doute sait qu'il est lache;

Tu es la raison d'être de tout amour,
La rosée et la fleur qui pousse en dessous,
Le son de l'âme qui résonne toujours
Quand du rien l'espace en devient le tout;

Et n'oublie pas que je t'aime mon enfant
Plus loin que l'amour ne peut même porter,
Et même au delà de la brèche des temps,
Quelque part où demeure l'éternité...

© Laurent Senanedj

19.04.2009

darse du coeur et illusion de la raison troublent la confiance qui peine à revenir-19 avril 2009

La confiance est le voile de l'illusion
Qu'elle s'appelle amitié ou religion,
Il n'y a que l'amour qui lui donne raison;

Ma chère, chère, si chère et si tendre,
Douce et belle, belle amie, que le coeur peut attendre
Quand la douleur puis l'envie le font s'étendre

Où les contrées sauvages de la vie promettent
Des soleils faits de rayons, où la joie se mette
Près de la liesse pour chanter l'ode que les oiseaux émettent

Quand la rosée est proche du matin,
Et que le temps du soleil murit dans ce jardin
Près de l'astre lunaire qui se plaint,

Mais devant toi comprends et disparait
Car si tu es belle comme la lune le sait,
Seul le soleil ne pourra fondre devant ton portrait

Quand à tes pieds l'amour s'épanouira,
Et qu'à l'ombre du soleil, même la lune te regardera,
Alors là oui, ne t'inquiète pas, la confiance renaitra...

16.04.2009

En chantant les mots dits se mettent à danser pour rendre hommage au rois qui partent-15 avril 2009, hommage à Maurice Druon

 

Le chant d'un partisan

S'est tu dans la journée,

Le sang d'un innocent

S'est arrêté de couler,

 

Et la racine est morte dans l'azur

Même là où ne ploient les roseaux,

Même les immortels restent nus dans l'abrasure

Là où la peine et la dignité taisent les mots.

 

Pour qui est mort ce roi?

Dans quelle majesté peut se drapper l'oubli

Que la lettre pleure au verbe de l'éclat

Qui se débat là où la censure sévit

 

D'où venait cette lumière

Pour qu'elle puisse retourner

Là où l'homme ne peut que se taire

Là où l'éphémère rejoint l'éternité

 

Une fois qu'est le mot dit, où est le roi

Dans le récit se cache-t-il dans la phrase

Là où est verbe et mots qui se déploient

Appartient-il à l'apodose ou à la protase?

 

En magicien de qui se joue le tour,

En figure réalise-t-il cette élipse

Qui fait remonter la clé des mots, à rebours

Là où quand vient la lune, le soleil s'éclipse;

 

Clepsydre magique de la présence

S'imprime dans la trace du réel

Pour ne laisser que la marque de son absence,

Sa vie partie, prise, envolée dans le ciel,

 

Sablier dont les grains glissent le long de la draille

De la voile des temps dissimulés en tant de présents,

Egoïstes et cruels comme  la soif de sang de la lame qui déraille

Et qui en sang, dans le fond, soulève la vague du plus profond des temps...

Vil n'est que le fond d'une âme qui s'écrie où le silence se fait entendre-15-16 avril 2009

Où les rues sont désertes la ville se meurt
Quand il pleut dans la nuit, même le sol est brulant,
Si la lune est couverte, le soleil se tait de peur
Que la beauté ne s'habille que de sang

Car il tombe des goutes de larmes
Aussi acides que la douleur et l'angoisse
Dans ces rues où éplorée la solitude s'arme
De géantes défenses autant que le chagrin ne passe

Là où se meurt l'immensité,
Où le hurlement de la nuit demeure,
Là où la peine rejoint l'éternité
Quand la mère terre aime sa lune soeur

Au delà de l'éclipse du temps,
Quand les planètes ne sont que les pièces
D'un plateau qui n'est fait que de sang
Sur lequel le blanc se noie dans le rouge qui blesse,

Et que l'océan rejette des brasses d'écume
Où les reflets de l'eau sont des larmes de grêle
Et que le creux de la vague renvoie l'amertume
Au fond, là où se noie le temps et où la brèche se fêle;

Là où est la faille des siècles, le temps peut-il cicatriser ces plaies
Quand la ronde des démons repart de plus belle
Là où la peur et la folie s'encerclent au milieu des reflets
Quand le jeu de la désillusion trouble le vol des carnabelles,

A l'aune du doute alors la larme désespère
Quand sur l'eau et en diagonale de pluie même l'oeil du fou reste sec,
Aussi secs que le sont les vestiges de l'histoire délabrés par le mystère
D'une tour en bastion où un roi demeure en échec,

Quand au loin de la ville un dernier train part
Et que reste esseulé sur ce quai juste un regard,
Alors il n'est plus rien pour distinguer le tôt du tard
Si ce n'est que l'image de tristesse d'une vie qui s'égare...

© Laurent Senanedj

13.04.2009

Extase de l'excès en exergue de l'excès de ton corps qui endurent l'expérience de l'âge-27 mars 2009

L'excès se montre là où ton mal est né

En poussière de nacre sur ton dos

Ou flocon de neige sous ton nez,

Un cheveu d'ange traine sur ton manteau

 

Le long d'un liseré doré qui te démange

Ou de l'envie tenace qui te parcourt

Quand même tes membres te dérangent

Et que ton corps frissonne toujours;

 

Il n'y a plus que le besoin de l'envie née chimérique

De  ces pulsions venues en cohorte

Tambouriner à la porte de ton physique

Où bien seul est le plaisir qui te conforte;

 

Quand cède cordon de ton corps agacé,

Ne te brûle que la drogue qui s'écoule en toi comme un remède

Dans ton corps que même le regret de l'oubli a délaissé

En taisant le dialogue que la raison de l'esprit concède,

 

Une dose pourra-elle taire tous tes remords?

Peut-être... Là où la raison n'est que folie,

Où l'overdose ne promet que la mort,

Et où le désir rejoint l'envie, là où n'est que la nuit,

 

Ton envie ne peut que mourir dans cette extase,

Excès de drogue en expérience, fumée,

Si le cancer n'a besoin de métastase

C'est en fractales que se meurt ta pensée,

 

Ces couleurs d'une vie de misère,

Orangées ou bien rosées, comme le son, matiné,

Dans le jardin où encore la mélancolie espère

Et où toute couleur et toute fleur nait, en pensée,

 

Là contre l'herbe folle, tu reposes ton âme,

Pour qu'y brulent les remords jusqu'aux dessous de ton corps,

Que ce grain de beauté révèle en toi enfin, la femme

Et qu'en ce paradis égoïste les chrysantèmes te servent de décor

 

Comme ceux que tu déposes sur cette tombe,

Où pleure l'enfant qui n'a pu connaitre son père

Dans ce temple de la vie où pourtant la pluie tombe,

Et où seule effondrée à terre et répandue devant les morts, ton âme désespère...

© Laurent Senanedj

Quand revient le soleil, l'été chasse l'hiver et le sentiment renait-13 avril 2009

Maussade sera ma journée si je ne peux te voir,
Si mes yeux fatigués ne peuvent même te lire
Ou mon esprit tourmenté te porter en espoir
Alors même la rosée me fera souffrir,

Car je ne veux penser qu'à ta voix,
Celle que je ne connais pas encore
Mais qui saura me montrer la voie,
Au delà des nuages et des affres du sort

En venant à mes oreilles chanter le jour
Où la pensée du bonheur ne peut que pousser
Dans un jardin où ces fleurs ne sont que signes d'amour
Et où les pluies de pétales carressent les matinées l'été

Quand tu sauras pour moi enfin être la bonne saison,
Les fruits se donneront de l'arbre dans la liesse
La foi de l'amour aura vaincu la raison
Et tout ne sera plus que délicatese,

Là dans ce jardin où repose l'espoir,
Près de l'arbre où naissent les pensées
A l'abri des mauvais regards
Où je ne pense qu'à t'aimer;


Tant de choses sont en moi, pour toi,
A la porte de mon âme nait le sentiment
Qui te sent respirer et lui donner la foi
Là où saison et raison sont emportées dans le vent,

La tempète ne nait plus du mauvais temps
Si le vent n'est que germes de l'amour
Face à toi disparaissent les tourments
Dans les sentiments qui tourbillonent toujours

Que ne reste-t-il de cette histoire si face à toi
L'histoire même en perds ses facultés,
Là où tu viens en un éclat à la porte du moi
Eclairer le duvet où tu peux reposer

Près de la confusion tu es le sens,
Près du sens tu es la raison,
Le sentiment et l'essence,
Du parfum de la bénédiction...

© Laurent Senanedj

L'esprit de la joie co-relie l'homme à celle qui n'est pas là-12 avril 2009

Si tu étais là...
Je couvrirais le sol de feuilles d'or,
Là où ton éclat
Réchaufferais l'ombre de mon corps

Car il ne brûle que toi
Là où mon coeur bat le plus fort
Même si je ne te vois,
Tu es partout dans ces accords

Que la musique fait aux couleurs,
Là où n'y a que toi,
La mélodie chante au dessus des choeurs
Pour un regard de ton éclat;

Si tu étais là...
Les doutes s'envoleraient
Et mon coeur près de toi
Après sa course se reposerait,

Le temps rejoindrait l'espace
Et tout ne serait plus que plaisir
Et même dans mon âme ta trace,
Nue ne serait plus que désir

Te prendre à bras le coeur,
Et t'aimer de tout mon corps
Taire toutes nos douleurs
Et conjurer chaque mauvais sort,

A tes côtés si tu étais là
Je serais le plus heureux
Toujours tout contre toi
Là où se délecte même dieu...

© Laurent Senanedj

12.04.2009

Prochain atelier de rentrée le 28 avril 2009!

Prochain atelier à la fac de Nanterre, Bat L, cafétériat le mardi 28 avril 2009 à partir de 18 h

Ouvert à tous! sans inscription

vaines illusions se meurent au marécage de l'amour-vers le 4 avril2009

Des fleurs de nénuphard aux pieds de ton lit,

Je ceuillerais pour toi les goutes de la rosée,

et quand naitra la pensée j'embrasserai ton esprit

Là où le nard ne respire que pour toi bien aimée,

 

Si le sourire pouvait dans ce jardin fleurir

C'est une rose qui te verrait t'épanouir

Là où est ce matin la rose est blanche

Quand pour te voir même le soleil se penche;

 

Des perles d'amour ne suffiraient pas

Au chant de l'oiseau qui dans ce jardin s'égosille

Quand à la venue du printemps il t'apperçoit

Et que devant tes pas même l'écume de l'eau brille,

 

Dans ce petit étang, là où nait la splendeur,

Où devant toi la grenouille se fait prince charmant

Quand l'onde solaire trouble l'eau de chaleur

Et que le nénuphard chante le renouveau du temps,

 

Là ton visage est un sourire au fil de l'écume

Tu n'es plus que l'amour qui promet de fleurir

Et devant lui disparait toute amertume

Là où l'enfant comme l'homme ne peuvent que grandir...

 

Ce matin la rose est blanche et l'espoir renait dessus

Si lebrulis a rougeoyé toute la nuit

Quand le coeur s'épenche même l'amour peut naitre en talus

Et le sens de l'amour faire renaitre toute vie

© Laurent Senanedj

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