30.06.2009

Enfance de lard. L'art de rien d'un air de fer

En naissance de l'art

L'art d'une manière

Fait naitre la matière

En des mains qui s'égarent

 

Sur un corps de poussière

En matière de l'art

Qui n'est que la manière

De poser un regard

29.06.2009

vidéos sur http://www.youtube.com/user/poesiex

Sylvie, Laurent, Ibéa sur Youtube (extraits de la soirée au Point Bar du 25 juin dernier)

http://www.youtube.com/user/poesiex

28.06.2009

La dernière opérette ou le chant du matador quand vient la mise à mort-commencé le 22 juin et fini le 28 juin 2009

Les mains tendues vers le ciel chantent le désespoir d'une rencontre vaine,

Ou l'amour a revêtu le réel d'un dernier regard quand le chant perce la cristal où la roche se joue de la scène,

Et que le sourire est une gorgée d'opium où la sensation est étourdir

Quand sourd la profondeur qui gronde où la musique est amour du pire de l'attente,

Représentation d'un fondeur dont la ronde mystique est toujours souffrir,

Vertigineux tourbillon du capricorne où se meurt un cancer qui se lamente,

Bête à cornes  en bélier plaintif qui se noie dans les tropiques du coeur

En métastase fidèle  au sacrifice qui est venue tromper les promesses illusoires du bonheur...

© Laurent Senanedj

26.06.2009

Prochaine soirée POESIEX au Point Bar

La prochaine soirée POESIEX au point bar, 99 rue Championnet, 75018 Paris, sera le jeudi 24 septembre, à partir de 19h30, entrée libre! à noter sur vos agendas!

24.06.2009

SOIREE POESIEX AU POINT BAR!!!!

Soirée POESIEX au point bar jeudi 25 juin à partir de 19h30!!!!

22.06.2009

Les roses fanées de Téhéran

Les roses fanées de Téhéran
la rue qui tendrement attend
un été calme comme un enfant
quand tout sera oublié
quand on sera en liberté
Le coeur en berne et l'oeil en sang
c'était pour finir le printemps
c'est en Iran qu'on a voté
en voulant voter tout le temps
Les roses fanées de Téhéran
quand même ce qui semblait sans objet
est devenu important
on peut tromper un peuple
mentir à un enfant
mais on ne peut pas trahir
la couleur d'un espoir
Les roses fanées de Téhéran
et toute une rue habillée en noir
et tout ce sang sur le foulard vert
et la violence en guise de trève
et le silence en guise d'espoir
Les roses fanées de Téhéran
teintées de noir

Olivier Schneider

21.06.2009

Comment la matière vint de l'oeil, libre inspiration du travail de Richard Orlinski-17 juin 2009


Objet voyeur où l'homme se regarde
Et qui réfléchit le souvenir de sa mémoire
Quand toute voie n'est qu'un leurre
Comme l'instant tarde où fléchit le désir de savoir,

Qui est cette image qui se reflète,
Là où la soif de parole est muette
Et où la conscience est une image qui sonne
Comme un son d'éternité,

Souffle d'un léviathan venu des profondeurs de l'océan,
La confiance d'un visage où résonnent l'homme et son altérité,
L'image se dérobe à l'imuable plastique
Qui présage la robe où se noie toute mystique

Nécessité de mourrir après avoir encore fait l'amour,
Quand l'aspérité de la main traverse l'avenir du jour
A travers une fenêtre qui attends le moment de la métamorphose,
Quand la vérité perce l'apothéose

Et qu'une vitre doit se briser pour laisser la fin exister,
Où le plaisir rejoint la mort en rencontre de la vie,
Où le désir se livre au sort et où le corps se délivre contre l'envie,
D'une oeuvre qui survivra au delà du tourment des temps,

A la manoeuvre qui sévira d'un pas las, aimant de tous les temps.
La nature emprunte à l'acquit la force qui la transcende
Quand sature la plainte qui s'efforce ou appréhende
L'avenir de l'éthique d'un plaisir élastique

Où le sculpteur façonne la beauté du sublime,
Que la douleur frissonne une entité qui s'abime,
Là est sans doute l'origine de la vie qui reste dans une réflexion
Sans fin où redoute le début qui chemine face au lavis de la première conception.;

Prémice d'embryon né au visage de l'animal
Au sacrifice du rayon qui envisage le mâle
Simple outil de reproduction où l'enfance est contrat de l'avenir,
Victime d'une passion où le sens expiatoire de l'ébat ne sait que venir...

© Laurent Senanedj

Pensées de conflits de vie en lendemains de pays qui vivent loin de la cité du coeur-la vérité est donnée là où l'enfance nait-21 juin 2009, lu au Point Bar le 25 juin 2009

Pourquoi tant de gens souffrent

Et tant d'autres ne pleurent pas,

Quand la vie n'est qu'un gouffre,

Le mien, le votre, le vide d'un monde las

 

Où l'homme est son propre ennemi,

Confident puis prédateur,

Assoiffé de sang et de vie,

Loin du sens et du bonheur?

 

Une zone oxydée

Se déleste d'un triste paysage

Où ne reste que des pays ravagés

Et la faim pour seul présage;

 

Comment vaincre le temps

De ces larmes qui coulent,

Où les peuples vivent tant

Que le grain de la colère s'écoule?

 

Quelle est donc la raison

Qui entrechoque les cultures

Et déchire les nations

Pour rendre la vie si dure?

 

Estce si difficile de s'aimer

Là où les couleurs se répondent,

Quand le noir se fond dans le blanc et que même l'espoir est rosé,

Là où la terre et l'avenir sont une métisse féconde?

 

De gauche ou de droite cris de l'extrème

Chimériques ne regardent au delà du profit,

Politique de ces villes d'argent où l'âge du fer essaime

Des armes que la mort laisse à des pays déconfits;

 

Pour une bouchée de pain ou une gorgée d'eau,

Il est plus facile d'anihiler l'humanité

Que de se regarder quand l'amour a beau dos,

Face à face, dans les yeux de la vérité...

© Laurent Senanedj

19.06.2009

je me suis réveillé en pensant à Julien Coupat (par Olivier Schneider)

Finir dans un coffre de voiture
La fin d’une aventure
Qui n’a pas existé
Finir dans sa famille
Qui n’a plus vraiment confiance
Finir dans une société
Qui s’est moquée
Et qui demande encore de payer
Finir dans un coffre de voiture
Pour s’être demandé
Comment lutter
Et contre qui ?
Finir et être toujours dénoncé
Par le même qui ment
Par le même qui attend
Que son mensonge devienne réalité
Finir quand tout est à commencer
Finir en rêvant d’avenir
Les policiers à ses côtés
Finir de partout écouté
Le corps privé de fête
L’esprit privé de vie
Et l’envie condamnée
Julien caché dans un coffre de voiture
Accueilli en famille et privé de son autre famille
Accueilli et aimé
Mais coupé de son autre projet :
Celui de construire une solidarité.

Olivier Schneider, le jour de la libération de Julien Coupat

18.06.2009

Une nuit critique au musée d'art moderne_ dans l'oeil du regard est le cri de l'art, vers le 4 juin 2009

Du figuratif au conceptuel

L'art s'égare sur les chemins du réel,

Toujours repousse le regard

Ces morceaux de temps qui bien tôt naissent tard;

 

L'accumulation de  ces paysages funestes

Ressort du dedans de ces cranes qu'admoneste

La réalité faite de signes et de symboles,

Dévaluée en retrait de ces concepts qui se frolent,

 

Là où même les objets ne trouvent de place,

Qu'interchangeable, même matière en est lasse,

D'identités de fonction

Qui ne sont qu'illusions

 

Là où se meurt la pensée fugace

Et que renait le sens du beau

Où demeure l'essai qui s'agace

Quand l'art n'est que le parfum du renouveau;

 

A couper le souffle

Quand le geste est la trace du sens,

Même le regard s'essouffle

Là où l'art leste masse les nectars de l'essence...

© Laurent Senanedj

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