17.07.2009

Juste comme ça-les 11, 16 et 17 juillet 2009

Quand rien s'en faut pour tromper le vrai,

Là où le vrai baigne dans le faux,

Même le grain a un goût d'ivraie

Et le vrai se pare de défauts;

 

En sacrifice même se perd

Un orifice qui désespère

Le souvenir où l'âme en repère,

Ne conserve que le cri du père

 

Et où ne fleurit l'amaryllis,

Là où il ne peut prendre le fils

Dans une maison bordée de lys

Quoique les souffles du vent y fissent;

 

Loin du fils et loin du sens raison,

Quand la musique de l'âme est bruit

Souffle le vent, passe les saisons,

Et reste où coule le sang qui bruit

 

Tout contre l'oreille de la plainte

Qui s'emporte au delà de sa voix

Quand toute essoufflée elle s'éreinte

Où l'issue ne trouve pas sa voie...

LAURENT SENANEDJ

16.07.2009

Mescaline(1995)

     Je ne sais,

                              

                             Où,

                        

                       Ni comment.

                        

                       Aller, je vais,

                   

                     Seul dans ce monde,

                           

                         Inhumain,

                    

                     En quête d’hommes,

                     

                       Equivoques

                

                         Suffit-il ?

           

                           Ecrire !

       

                        Donner et souffrir,

       

                      Face à vos plaintes,

     

                       Insignifiantes.

 

                        

                      Délire, succombe

 

                                

                               Seul,

 

                              

                            A jamais,

 

                        

                      Femme, je t’aime.

 

                 

                   Là où nul mot ne s’aventure,

 

                          

                       Secret, vie même.

 

                           

                          Atteint ce délire,

 

                       

                       Seul… encore… souffrir…

 

                          

                         Mon être, mon essence,

 

                                

                              Moi, je t’aime,

 

 

                                 Toi, sans nom,

 

                                     Femme,

 

                                   

                                        Savoir…

15.07.2009

Sans titre et sans voix

Ces instants de bonheur après lesquels le temps court n'existent que dans l'art,

Dans l'éphémère et le fugace reflet d'un regard

Aveugle  qui transperce des yeux avides de regard,

Là où la poésie ne fait plus figure que de miroir

 

Et se casse devant l'égo de l'intemporalité de temps dispendieux,

Alors que les larmes s'échouent au revers des pries-dieu,

Dans le silence des pleurs qui coulent à la recherche d'une issue...

Où est-il, où es-tu?

 

Que de mots et pourtant ne se sentir que perdu,

L'art, le tout qui emplit le rêve d'une réalité distendue

Et puis finalement la force du rien,

Chantant l'absence de tout, sournoise, qui revient,

 

Absence de lui, de toi, de moi...

De nous-même repliés derrière le doute ou le miroir,

Un miroir inconstant dont les brisures sont éclats,

Le miroir du doute, un reflet de l'airain, le théâtre de l'art...

 

D'abords juste une goute de sang, pas d'inquiétude...

Puis un peu plus, une flaque, un torrent...

Pas d'inquiétude, juste la vie qui s'en va, servitude...

C'est le bout du regard, peut-être après tout la raison de l'art et le sens du vent,

 

Des enfants qui courent, quelques poignées de larmes...

Des pas qui résonnent, des cris, puis le silence qui nait du vacarme... 

 

Des mots, des maux, démoniaques tourments,

Des paroles qui fusent, et puis filent, pour s'enfuir...

Des mots qui ne servent à rien sauf à faire souffrir...

Des blessures du temps qui ne se cicatrisent pas vraiment,

 

Des stigmates que le temps marque dans la chair,

Scarification qui se marque dans la foi, dans le vrai et son envers...

 

Un reflet, juste un reflet de toujours,

Un reflet rouge dans des cheveux bruns,

Le souvenir d'un peut-être qui n'aura jamais vu le jour,

Tandis qu'au loin disparait la trace de l'ombre d'une putain...

 

Des morceaux brisés de coeur

Et des fragments de douleur...

Et encore la même question, quand viendra donc la fin de l'hiver?

Après cette nuit de tourment, peut-être des matins qui espèrent...

 

Si tantôt est l'avenir alors pourquoi cache-il son sourire,

Ce petit tantôt qui au fond ne cherche qu'à séduire,

Un tantôt qui n'est que conversation de salon qui se perd en faux semblants,

Une bienséance qui va jusqu'à violer le sentiment et couler le sang dans le blanc,

 

Pénétrer dans la demeure du coeur, voir le père et le fils de celui qui marche

Aller au fond et trahir le sens de sa démarche,

 

Le vice porte des bas de nylon...

Le vice est une libellule qui flirte avec le courant de l'eau

Dans un jardin où poussent les pensées et où meurent les sensations,

Dans ce jardin où les sentiments même , au bord de cet étang se jettent à l'eau...

 

Il n'y a que la présence de mon enfant qui apporte la lumière dans ma vie,

Et je dois payer car je l'ai oublié alors que sa mère me l'a encore ravi 

 

Mon désir se perdra si je ne peux être auprès de lui,

Et tout le reste est camouflet de l'hypocrisie,

Des rôles, que l'on interprète à longueurs de soirées,

Là où le sens s'enfuit devant le jeu de la volonté d'espérer...

 

Retour à la vanité, l'éternelle et intemporelle énergie de vouloir,

Là où même le doute, la peur et l'amour s'appellent croire,

Puis oublier ses rêves et et même que l'on a rêvé,

Obtenir un fondu de pellicule pour toute envie retrouvée...

 

Là où la poésie des mots se cache dans le fond du coeur

Il n'y a que la source du reflet qui puisse expliquer les rancoeurs

Des saisons qui s'enfuient et qui disparaissent devant les instants,

Des passions qui s'échouent devant la pertinence du mauvais temps;

 

La confusion n'est que la source de l'erreur,

Prendre un reflet contre sa vie et  contre son coeur,

Croire à l'amour alors qu'il n'y a que de l'intérêt

Là où pourtant le beau et le sens du vrai venaient...

 

Définitivement, mon fils il n'y a que toi...

Dans l'ombre d'un phantasme qui serait tout,

A quoi bon essayer de vivre loin de toi,

Si loin de toi, si loin de moi, si loin de nous,

 

Près de ce tout qui ne pourrait pas être toi,

Plus d'espoir, plus de raison ni plus de foi...

 

Là où la poussière d'étoiles s'essaime,

Au delà de l'espace il n'y a que l'infini qui t'aime,

Horizon et vent de la terre,

Souffle de la vie, des saisons, de l'été après l'hiver...

 

Toi seul est le principe qui me ressemble,

Au delà des reflets de tous les projets divins,

Quand la terre, le soleil et la lune s'assemblent,

Bien plus qu'avec la femme c'est avec toi que je ne fais qu'un...

 

Faire un enfant ne prends qu'un instant

Alors que le voir grandir toute sa vie prends du temps,

Mais à côté de toi le temps est bien peu de choses

Car pour toi il se fait  promesse d'apothéose...

 

S'il me faut me noyer pour découvrir que je peux nager,

Et s'il me faut mourir pour découvrir que je peux vivre,

Alors je me baignerais dans cette fontaine où la fable est innocence sans pitié,

Et où le sang du combat de l'amour et de la passion se livre,

 

Là où la source du moi n'est que le reflet de toi,

Là où même le ça se perd aux prises du surmoi,

Là où tu n'es que le sens du mot transcendance

Et où ton nom ne peut s'écrire qu'avec des lettres d'innocence;

 

Là où mon coeur est reflet, tu es miroir,

Et là où l'amour se tait, tu es espoir,

Mon fils toi seul est lettre divine,

Toi seul est la vérité qui chemine

 

Là où les parcours de nos vies ne sont que simulacres,

Là où même la lumière sur la toile est douce comme ta peau de nacre...

© Laurent Senanedj

extrait, Soixante douze par trois ne font qu'un- 11 juillet 2009

 

 

Ceci est mon sang et par mon sang tu périras

Par l'union des puissances tu iras dessous les mondes

Dans l'infamie de l'en-deça tu souffriras,

Là tu ne seras plus que la trace de l'immonde...

 

Au delà de l'allusion l'absolu n'aura point de miséricorde

Pour la fétide vigueur de la rosée qui s'échappe de toi,

Rouge rigueur qui ne souffle que la discorde

Là où l'origine du mal est cette tempête qui t'emportera;

 

En toi ne se diffuse aucune pitié

Et c'est pourquoi la lumière de l'accomplis

Te montrera la voie de l'équité,

Deux à deux, dos à dos, là où est le terre de la vie,

 

Tu verras le lieu de l'existence du divin

Cette forme au dessus et céleste jugement,

Bras de l'ordre et puissance du seul chemin,

Pouvoir qui juge dès avant et contient le secret qui ne ment,

 

Qui fonde son trône sur les racines de sa clémence

Mais qui pour toi brulera cette chose depuis le centre de sa force,

Suprême trouble, eau qui nait hors de l'innocence,

Source qui suinte comme sève pourrie à travers l'écorce;

 

Tu verras la splendeur et la beauté de ce que tu aurais pu être

Quand les sept se formeront des quatre qui naitront de deux

Au secret d'un phylactère le feu contiendra la tête du paraitre

Et tu bruleras dans la lumière de cette couronne que revêt dieu

 

Dans la forme des vêtements du prêtre

L'éternité ne pourra vaincre tes  travers

Et même si le sang doit couler de toute lettre

C'est vers toi et ta mère que se retourneront  les vers

 

Car sur le char céleste il n'est point de temps à perdre

Là où l'unité ne se montre que quand s'élève la foi

Même dans une forêt où l'acacias combat le cèdre

Et où les feux s'embrasent par mille fois,

 

L'unité s'élève par deux et se connecte en ce qui la relie ,

Par six les puissances le montrent béni qui s'envole,

Soit-il aux sources et confluences de toute vie,

C'est lui qui est l'origine des dix comme de l'une parole;

14.07.2009

Ainsi chantait le merle noir...

Ainsi chantait le merle noir...

Si juste en fermant les yeux

Debout face à la mer

Ton esprit explore divers lieux

Que tu ne connaissais pas

Loin de ces êtres qui ne se parlent pas

Qui ne se sourient pas

Tu ouvres ton coeur et tes yeux

A cette vie mère

Au fond d'elle même

De tous les combats justes s'investir

De tout mal s'abstenir

Au coeur de soi-même

Tu puiseras ces forces

Pour combattre cette haine atroce

Qui décime le coeur et l'âme de l'humanité

Toujours tendre la main à ceux qui souffrent, sans vanité

Et avancer sereinement dans cette bulle parfumée d'humilité

Dans l'océan du savoir

Tu pourras lucidement voir

Que l'amour nous suivra pas à pas pour l'éternité

Car quoi qu'il fasse

Jamais il ne se lasse

De pouvoir transcender l'éloquente vérité

Cachée sous le masque de l'humaine hypocrisie

Quand orgueils, mépris et préjugés habillent l'apostasie

Ainsi à l'aube de l'espoir

Chantait le merle noir...

Quand au fond de ta chambre tu rêvais

De gloire et autres futilités!

Avec une brosse à dent en guise de micro

Et tes peluches immobiles  et muets spectateurs

De ta folie passagère.

Prend une pause et écoute chanter le merle noir

Ses performances vocales font des envieux et des admirateurs

Et nul si bas ne peut se vanter de l'égaler

Solitaire mais chaleureux,

Il est heureux à l'ombre.

La prochaine fois quand tu l'entendras

N'hésite pas à saluer cet artiste de passage...


 

Sylvie Taye

11.07.2009

Extrait de Soixante douze par trois ne font qu'un- 11 juillet 2009

Ceci est mon sang et par mon sang tu périras

Par l'union des puissances tu iras dessous les mondes

Dans l'infamie de l'en-deça tu souffriras,

Là tu ne seras plus que la trace de l'immonde...

 

Au delà de l'allusion l'absolu n'aura point de miséricorde

Pour la fétide vigueur de la rosée qui s'échappe de toi,

Rouge rigueur qui ne souffle que la discorde

Là où l'origine du mal est cette tempête qui t'emportera;

 

En toi ne se diffuse aucune pitié

Et c'est pourquoi la lumière de l'accomplis

Te montrera la voie de l'équité,

Deux à deux, dos à dos, là où est le terre de la vie,

 

Tu verras le lieu de l'existence du divin

Cette forme au dessus et céleste jugement,

Bras de l'ordre et puissance du seul chemin,

Pouvoir qui juge dès avant et contient le secret qui ne ment,

 

Qui fonde son trône sur les racines de sa clémence

Mais qui pour toi brulera cette chose depuis le centre de sa force,

Suprême trouble, eau qui nait hors de l'innocence,

Source qui suinte comme sève pourrie à travers l'écorce;

 

Tu verras la splendeur et la beauté de ce que tu aurais pu être

Quand les sept se formeront des quatre qui naitront de deux

Au secret d'un phylactère le feu contiendra la tête du paraitre

Et tu bruleras dans la lumière de cette couronne que revêt dieu

 

Dans la forme des vêtements du prêtre

L'éternité ne pourra vaincre tes  travers

Et même si le sang doit couler de toute lettre

C'est vers toi et ta mère que se retourneront  les vers

 

Car sur le char céleste il n'est point de temps à perdre

Là où l'unité ne se montre que quand s'élève la foi

Même dans une forêt où l'acacias combat le cèdre

Et où les feux s'embrasent par mille fois,

 

L'unité s'élève par deux et se connecte en ce qui la relie ,

Par six les puissances le montrent béni qui s'envole,

Soit-il aux sources et confluences de toute vie,

C'est lui qui est l'origine des dix comme de l'une parole;

 

à suivre© Laurent Senanedj

Mélanges de rage et de désespoir face aux traces de la félonie et de la trahison-11 juillet 2009

Dialogues d'amour ne valent raison

De la jalousie ouverte d'une femme

Si l'amour sonne comme l'oraison

D'une enveloppe qui n'a pas même d'âme;

 

Source de l'excès et raison de ses corollaires,

Tu es le trouble de la pierre et l'eau qui dort,

Même le repos devant toi désespere

Quand tu te révèles l'abscet et la dent qui n'a même de remords;

 

Quand une fleur pousse, tu es la main qui la coupe,

Tu es absence de volonté et viol de l'altérité,

Gangréneuse racine du cheveu dans la soupe,

Tu es comme foule de l'individualité,

 

Schyzophrène vrai mensonge du faux,

Horrible revers de tout ce qui semble pourtant vrai,

Tu es la violence et la félonie qu'il faut

Pour que la démence aille travestir le reflet,

 

Amour fait de souffrance en douleur et folie,

Au dessous du regret tu es le vrai visage de la lie,

Là où l'excès se perd dans la trace de ton existence

Et où à tes côtés la vie n'est que souffrance,

 

Tu es la magie noire qui s'adonne

Où sorcellerie n'a de raison

Quand les incantations résonnent

Dans le trouble et la confusion

 

Là où déraisonnent encore folie et mensonge

En égo qui frappe contre le chaos

Venant au bout de toi,  cette maladie qui te ronge

N'est que le poids et la force de l'écho de ces mots;

 

Si l'erreur est humaine, je ne suis qu'homme,

Et les errances du coeur sont si grandes...

J'ai pris le vers dans le fruit pour la pomme

Sur la branche où l'amour et le coeur ne se rendent;

 

Tu n'auras pas le reste de ma foi

Et n'aura pas mes dernières intentions,

Il n'y aura plus à penser à toi,

Car tu n'es pas l'amour mais sa négation...

Laurent Sénanedj

07.07.2009

Aller et venir n'est pas volonté de construire l'avenir- 7 juillet 2009

Je t'ai senti partir avant que tu ne viennes,

Tu retrousses ta robe mais tu te dérobes,

Je connais comme toi celles qui sont bien vaines,

Pars loin, moi je ne te lancerai d'opprobre,

 

Car chacun selon son âme mène sa vie

Là où la barque s'échoue contre le rivage,

Si toute ébauche commence par un lavis

Je ne veux plus souffrir nuisances et ravages,

 

Alors que je t'ai ouvert si grand mon coeur,

Que j'étais prêt à aller plus loin que le deuil,

Pourtant tu n'as fait que fuir loin de ma demeure,

si loin des porches et paliers des derniers seuils,

 

Là où jamais je n'aurais cru que tu irais,

Même les mots qui font mal te caresseront

Quand il n'y aura qu'eux pour dire qui tu es,

Lèvres du mensonge et muette trahison;

 

Si tu crois que se donner n'est pas s'engager

Que je suis heureux de ne pas être avec toi

Pour devoir gouter à des baisers d'araignée

Qui ne te font qu'un peu plus t'éloigner de moi

 

Si tu ne peux te donner, on ne me prends pas,

Je me livre volontiers à celle que j'aime,

Mais je n'ai plus le temps de jouer cahin caha,

Mon énergie je la garde pour ceux que j'aime...

© Laurent Senanedj

06.07.2009

Trop de regrets pour affronter encore la déception-3 juillet 2009

 

Quand je te sens aller et venir hors de moi,

Tu n'es qu'une abeille qui ne cherches qu'à fuir,

Autour d'un pot de miel qui est source d'émoi

Loin du sens de la vie qui ne fait que s'enfuir,

 

Une danse te convient mais ne me va pas,

Dans une pièce où résonne la vérité

Quand j'ai besoin de savoir où poser mes pas,

Je ne te trouverais si tu veux te cacher

 

L'amour est comme tourbillon de cette danse,

Ces pas d'avant en arrière épuisent mes sens,

J'ai trop valsé, mon énergie n'est pas si dense,

Je dois la garder pour en parfaire l'essence;

 

Alors que je te vois jouer à faire souffrir

Je dois déjà faire face à tous ces regards

Cruels comme lames sur ma peau qui s'étirent

Quand ma peine doit rester loin de tes égards,

 

Mon enfant et les yeux maudits de cette mère,

Un mémorial oubli, trace d'une mémoire,

Souvenir du temps et ces plaques funéraires,

Ce sont nos morts et la vie ne fait qu'y surseoir;

 

Mais je n'ai plus la même conscience du temps,

J'ai cru voir en toi la source du renouveau,

Une femme à mes côtés et près de l'enfant,

Une mer qui veuille de moi pour être l'eau,

 

Une mère qui veuille de moi comme père,

Coccinelle qui pourrait faire le printemps,

Où même l'hirondelle ne sait que se taire,

Quand les secondes du temps trahissent l'instant;

 

Je croyais que le sens revenait me sourire

Mais hélas le bonheur ne sonne pas si tôt,,

Quand le mensonge fera encore souffrir

Le silence couvrira l'écho des égos,

 

Cette lune finira par bruler son fiel,

Ainsi cette vie devra finir par se taire

Maintenant je dois retourner à l'essentiel,

Et devant vous mieux vaut rester célibataire

 

 

© Laurent Senanedj

03.07.2009

Bribes de désespoir qui s'échouent au bas de la chaussée de l'âme-3 juillet 2009

Désarticulation d'une société déshumanisée qui ne prône que la négation de la civilisation...

Individualisme et autres mots en ismes...

Ces ombres qui peuplent les villes ne sont qu'un tas d'os qui frémissent, là où de sombres et malhabiles eaux croupies pourrissent, dans les entrailles d'une terre salie où ne pousse que la lie, dans les égouts de la vie, où n'espère que l'agonie.

Ce jour où les morts sortiront des tombes ne promet que la nuit qui emplit les catacombes, car les cimetières sont vides, et nulle place dans les ossuaires pour accueillir de sordides souvenirs de ceux qui n'auront fait que faire souffrir;ceux-là même leur âme va mourir car rien ne rachètera leur infamie, ni le poids de leurs ancêtres ni leurs promesses vaines... Et les tourments qu'ils auront infligés ne seront rien à côté de ceux qu'ils devront endurer. Les abeilles se nourriront des restes de leur sang tandis que leur corp pourira, et  leur bile abreuvera les insectes de l'enfer quand rien ne pourra les sauver de la loi.

Si c'est l'homme qui est son propre dieu, c'est qu'il a créé le concept de ce qui lui préexiste, au delà des temps dispendieux il respecte mais est en même temps celui à qui il se soumet, celui de qui il vient et sa justice préexiste au panthéon d'une idole monothéiste...

L'homme est l'origine de l'homme...

Paroxysme de l'abnégation de l'absolu, l'oeil d'une spirale, de l'un, aspirant toute chose à lui, mais aussi tout ce qui vient de lui... Loi divine, supra-naturelle et pourtant si prosaïque, si élémentaire, simple comme une particule de temps, attraction et sens de ce qui se dessine, de la ligne d'un trait qui se trace, là où la vie ne demeure qu'une trame qui s'efface. Il n'est point de souvenir, ni même d'envie qui puisse aller au delà des sens de nos vies, vers un grand précipice que peuple l'inconnu à qui l'homme donne vie; le sens de la transcendence, avant que quoique ce soit ne puisse prendre sens, le verbe avant le langage, avant la phrase, la lettre avant le mot, le cri avant la larme, les pleurs avant le sanglot.  Qui sommes nous, peuple d'étrangers, peuple ennemi de ses propres cultures? Du vent, un souffle, spirituel, des braises et quelques cendres, de la poussière et des étoiles, voilà tout...

© Laurent Senanedj

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