02.11.2009

Quand la robe du jour se pare d'amour à l'orée de l'éveil des sens à la naissance de la création-2 novembre 2009

Comme l'aube vient avant l'aurore

Les enfants du coeur porteront l'aube

Bien avant que l'homme ne mette la main dans leurs cheveux d'or

Et que les larmes ne pleuvent sous cet aube,

 

Chanteront les oiseaux pour éloigner l'inopportun

De la sainte réunion des êtres qui s'aiment

Et du service de la nature en ce nouveau matin

Ou des cailloux en chemin que la nature sème;

 

Quand viendra le temps de la séparation des amants

La musique de la liturgie séparera  ceux qui s'aiment

Là où la vie n'est qu'une aube qui retient l'aurore sous un peuplier blanc

Où porte le vent les regrets comme les graines d'amour qu'il essaime;

 

Elle viendra aussi la fin de ce matin,

Quand retombera la fine couche de rosée

Sur les pensées en beauté de ce jardin aux teints

Où même tes joues paraitront rosées,

 

Dans cette course folle de visages,

Là où la vie n'est qu'une galerie de paraitres,

Et où il ne peut y avoir qu'un fou qui envisage

L'audacieuse ambition d'essayer d'être;

 

Au delà de ce jardin, pourtant il pousse un hêtre,

Loin du saule, loin des pleurs, là où jachère est renaissance,

Loin des prie dieux ou des images de prêtres,

Là où après ce jardin tout s'en va et redevient essence;

 

Ce jardin est au delà de la vie

Et se tient près de son âtre,

Là où exhale le coeur du paradis

Et où la puissance de l'un comme du dix est sortie du quatre,

 

Il n'y a plus que le sens qui appelle et regarde à tire d'yeux

Vers une fenêtre la naissance d'un regard,

Là où les vies ont plu sans ailes et où il tarde lire dieu

Taire ou renaitre quand il n'est point de sens, c'est de Lui que vient l'art...

Laurent SENANEDJ

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