30.11.2009

Soixante douze est temps de huis clos par neuf sylabes sybillines, néant est le corps de la vie par neuf quatrains de poussière de temps-29 et 30 novembre 2009

Si près de l'âme est le néant

C'est qu'auprès du corps est le remords

Qui porte les souffles présents

Contre le sens où n'est que la mort

 

Des instants qui perdent les traces

D'une mémoire faite d'enfants

Où l'amour n'est qu'un temps qui se passe

Près de l'âme, auprès du néant;

 

Le chaos n'est que la matière

D'un souffle où le regard s'égare

Près du corps qui n'est que de poussière

Faite de temps venu trop tard

 

Rechercher le souffle de l'être

Au corps qui n'en est que le contraire,

Dont le règne n'est que paraître

Et dont le désir n'est que d'attraire;

 

Souffles du temps faits de présent,

Instants d'avenir déjà passés,

Poussière d'étoile et néant,

Aussi chaos de l'étrernité,

 

Temps de l'homme où l'être se perd,

Temps du verbe où la lettre demeure,

Magnificience d'un repère

qui survit où le nombre se meurt,

 

Eternité mère de tout,

Source du chaos et du néant,

Tu es le rien qui devient le tout

Quand tu renies même le temps,

 

Tu es la vie et la mort qui plane

Au delà de la vanité

Qui repose contre ces cranes

Qui ne sont que l'humanité;

 

Eternité, ton nom est néant,

Ton apôtre le temps se meurt

Quand il souffle par delà l'instant

Le chaos où nos vies demeurent

Laurent Sénanedj

22.11.2009

Foutre va se faire voir à l'orée des regards au miroir où passent les alouettes-21 novembre 2009

Avant même que ton petit corps l'envisage

Je me retirerais loin de ta vue

Quand la nuit portera la honte à ton visage,

J'irais cracher à l'orée de ton cul,

 

Dans ce miroir glabreux où ton plaisir s'assoit

Tu ne mérites pas même un regard

Et n'es rien qu'une putain dans des bas de soie

Quand tes cris sont des miasmes qui s'égarent,

 

Tout contre les échos des plaintes de tes membres

Où tu gémis quand tu en veux encore,

Une coulée de foutre ira dans cette chambre

Se répandre dans les draps de ton corps...

 

LAURENT SENANEDJ

21.11.2009

Juste de petits besoins contre le temps qui crient la solitude des instants loin de toi; amour, mots, et moi, temps, espoir...-20 et 21 novembre 2009

Juste besoin d'amour

Comme un voile de raison déchirant la peau,

Juste besoin d'amour

Pour retrouver le calme et reposer ces maux,

 

Juste besoin de mots

Pour soigner cette douleur qui s'étend sur moi,

Juste besoin de mots

Pour ramener la douceur au sein de l'émoi,

 

Juste besoin d'émoi

Où le manque et l'absence torturent l'instant,

Juste besoin d'émoi

Où le corps est vain contre les blessures du temps;

 

Juste besoin de temps

Pour te voir courrir dans les pas de mes regards,

Juste besoin de temps

Pour te savoir venir carresser mes espoirs,

 

Juste besoin d'espoir

Près de toi mon enfant à la source du temps,

Juste besoin d'espoir

Contre l'éphémère course de ces instants

 

LAURENT SENANEDJ

20.11.2009

Morbide frasque de sang et fugace fresque pensée-le 14 novembre, inspiré de Commodore, court métrage projeté lors de la septième édition du langage des viscères au cinéma l'archipel

Si nos corps nus ne sont au fond que des dépouilles,

que restera-t-il des instants ou court le temps

Aux traverses de champs d'argent qui nous dépouillent,

Volant le temps comme des aveugles riant;

 

Une fenêtre qui se jete depuis des toits d'urée,

Au travers la fenêtre ouverte sur le vide

Un piano dans les cursives d'un escalier,

Pourquoi cette douleur le long de corps acides?

 

Au bas, une ruelle avide de regards

Où des traces de foutre s'enfuienb sur les murs

Dans des caniveaux de rigoles où naît tard

L'envie que des corps laissent aux lendemains durs;

 

Il y a belle lurette qu'un sexe n'a jouis

Là où le sens s'extirpe de ces reflets suintants,

Où l'odeur de cette puanteur se réjouit

D'enterrer cette réminiscence du temps,

 

Quand les corps ne sont que des outils à salir

Qui encaissent les coups des instants de l'oubli

Quand la mémoire du destin ne peut se lire

Dans le cauchemar de la vie qui s'établit,

 

Et quand il ne peut renaitre que cette envie

Au tomber d'une fenêtre aux rides lucides

Où ne restent plus que des bribes de la vie

Qui hurlent à la nuit des envies de suicide;

 

Un escalier qui crie à l'effroi de la vie

Qu'il est temps de s'enfuir là où vivre est partir,

Un escalier où vit le souvenir d'un cri

Dont la voix est venir et l'écho est s'enfuir,

 

Et une marche fendue qui hurle l'alerte

D'une vie où se noie le sens dans l'émotion,

Un escalier ou bien une fenêtre ouverte

Et tous deux qui hurlent défénestration;

 

Si nos corps nus ne sont au fond que des dépouilles,

Que restera-t-il des instants où court le temps

Aux traverses de champs d'argent qui nous dépouillent,

Volant le temps comme des aveugles riant...

 

Laurent Sénanedj

Figure de l'autre est art en siège d'un bassin égoïste-le 23 octobre 2009, inspiré de l'affiche de l'exposition de angélo pierlo à l'atelier Martel en tête les 27, 28 et 29 novembre 2009, 4 rue Martel 75010 PARIS

Un visage qui se prend dans une racine,
Une chaise qui s'appuie sur une cane,
L'art qui s'éprends ou se dessine
Là où l'amour est sacré qui aime le profane,

Quand l'égo crie depuis le fond de l'âme
Qu'il aime l'autre dans une pesanteur qui le désaltère
Là où une futaie est ardeur sans flammes
Et où l'art n'est plus que l'amour d'un oeil qui s'égare,

Au pieds d'un arbre centenaire où un oiseau s'envole,
Là où le temps n'est qu'un aveugle qui pleure,
Une face de souvenir qui pousse sous ce saule
Apprends la vie, l'enfance, la mort... La joie et la douleur,

Vers un croquis qui ne pense qu'à jouir,
Une danse de corps nus qui cherchent à se confronter
Là où l'amour n'est que la vie qui se donne au devenir
Et où le plaisir et la souffrance ne peuvent que s'affronter

Dans un combat où l'instant affronte le présent
Et où le temps est passé qui devient promesse de lendemain
Quand le futur n'est qu'une influence qui caresse les reflets du temps
Et que le plaisir du corps devient le renvoi d'un geste nu qui demeure vain...

 

 

Laurent SENANEDJ

Un peu avant la fin du monde

Les nuages ne tombent que chez les autres

Et l’eau ne manque qu’aux voisins

La pluie ne fait s’écrouler

Que les cases en terre

Et la mort des pingouins

Ne gène que les eskimos

C’est drôle que nous

Sommes protégés du malheur

De la souffrance

Et de la pauvreté

C’était comme si Dieu n’était bon

Qu’avec nous

La nature ne sourit qu’à ses protégés

Il y a des tempêtes aux caraïbes

Il y a des tiphons loin de nous

On se noie encore aux Philipinnes

Et l’Afrique recommence à sécher

Mais nous on va au parc

A la piscine aménagée

C’est fou qu’il y ait autant d’immigrés

Il va falloir les noyer

(La seule chose qui m’ennuie

C’est qu’il parait

Que Tahiti va couler

Et toutes les îles féériques

Où il faisait bon se baigner…)

(soupir)….

Les pauvres subissent les foudres,

Les tempêtes, la saleté,

Nos déchets et nos publicités,

On ne veut pas qu’ils apportent ici

Leur mauvaise destinée

Quand je regarde la télé

Je vois des émigrés se noyer

Ou se faire agresser

Ça m’excite et me dis c’est bien fait

Ils n’avaient qu’à pas être si pauvres,

Vivre tous nus au milieu des déchets

Il faut les noyer

Les noyer les noyer les noyer

Et nous noyer avec.

 

Olivier Schneider

17.11.2009

N.A.T.H.A.N, perdu, déçu, et puis enfin... Fugace, l'instant... L'enfant, encore se lève-16 novembre 2009 au soir

Perdu,

Je me suis perdu dans un dédale de mots,

L'issue

Se noyait elle-même dans de vains oripeaux,

 

Déçues,

A la recherche de l'enfant de mon savoir,

Fendues

Des promesses s'échouaient contre mes espoirs,

 

Et puis

Mes espors même allaient se jeter dans l'oubli,

Depuis

Des débarcadères qui se jouent de l'oubli;

 

Enfin,

C'est la mort qui confronte la vie dans l'angoisse

L'airain

D'un reflet de l'amour est l'image qui passe,

 

Fugace,

Là où le vent de la solitude ne laisse

Pour trace

Que l'empreinte du cri du temps qui gifle et blesse,

 

L'instant

Qui n'est que le moment de la fuite du temps

Autant

Que chute et se presse la course des instants;

 

L'enfant

D'une mer faite de larmes cherche son père,

Le faon

D'une biche qui n'est que tumeur perd ses repères,

 

Encore

Il cherche en vain l'image d'un père qui l'aime,

Au corps

de sa vie frêle et des instants qui s'essaiment,

 

Se lève

Pour toi l'enfant de tous mes espoirs,

S'élève

Ce dieu soleil qui illumine ton regard

 

 

LAURENT SENANEDJ

16.11.2009

Une indienne des temps modernes danse dans le métro-10 et 15 novembre 2009

Indienne, je tisserais avec tes cheveux des nattes d'amour,

Là où flirtent avec le rivage les reflets d'une idylle

Qui naîtront à l'aube d'un nouveau jour

Quand s'élèveront les premières fumées au dessus des villes,

 

In dienne, je viendrais souffler à tes côtés sur le cours de la vie,

Je viendrais au dessus des eaux pour soulever la rivière

Où les récifs du temps sont autant d'instants qui chutent dans l'oubli,

Où la peur de ne pas vivre l'amour auprès de l'enfant du soleil désespère;

 

Indienne, j'entrerais sous la tente des dieux pour te retrouver,

Là où soixante douze ancêtres n'étaient qu'un

Quand la mémoire de l'eau a pris le mauvais sang et l'a lavé

Dans le sable du temps où est né le destin,

 

Indienne, je tisserais pour toi des tapis et des rivières d'amour

Là où même ton désir s'habillera dans la coulée du jour,

Si tu as envie de sourire, je serais le rire et l'humour

Là où se lèvera pour toi l'aube divine où le soleil de l'encore sera la promesse du toujours...

 

LAURENT SENANEDJ

 

13.11.2009

Le marché

 

Elle est belle l'humanité

Loin de cette obscure fierté

Qui la rend aveugle

Face à la beauté espiègle.

Emprisonnés volontairement

Dans le marché de nos envies

Nos yeux épousent le naturel

Devant ces déliceuses choses

Offertes par mère nature;

Et ma main touche fièvreusement

Ces fruits et légumes

Aux diverses couleurs et saveurs

Quand tout à coup le souvenir de ton parfum

Prend vie à travers l'odeur fraiche de ce fruit.

 

Sylvie Taye

 

 

A toi frère!

Change ta vie

range ta colère et ta haine

Dans le tiroir des oublis

Et cesse d'avoir cet air perplexe

Qui dessine sur ton front des plis

Qui traduisent comme des figures géométriques

Une vie passée à compter

A chaque instant instinctivement

Des sommes algébriques

pour savoir tout simplement

Si tu ne dépasses pas ton budget

Sans avoir ces sempiternelles regrets.

change ta vie

Et donne vie à ce challenge

Range ta colère et ta haine

Dans ce tiroir des oublis

Et cesse de te ronger les ongles

Comme un rongeur en chaleur.

Oublie tes doutes et tes peurs

Car c'est l'heure des possibles

Après ce millefeuille d'impossibles

Laisse toi flotter dans cette atmosphère

De lucidité loin de toutes ses futilités

Et réveille toi enfin de cette torpeur de paresse

Et surtout la prochaine fois n'oublie pas

De mettre ton numéro de téléphone

Sur ton cv avant de l'envoyer.

 

 

Sylvie Taye

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