04.11.2009
katou katou Levy Strauss
Katou Katou Levy Strauss
Comme l’au revoir de l’Améridien
Comme la plainte de demain
Comme l’éveil que tu as semé
Toi qu’on ne tutoyait jamais
Comme l’adolescent qui te lis
Comme ceux qui ne font plus d’enfants
Par amour de l’humain
Comme ceux qui luttent à présent
En se tenant la main
Comme ceux qui t’ont lus
Qui t’ont crus et qui t’aiment
Comme les peuples disparus
Comme les plantes éteintes
Comme l’avenir sans hommes
Katou Katou Levy Strauss
Merci merci malgré tout
Comme tout à une fin
Comme nous irons demain
Redire aux imbéciles
La force aux poings
Le rire aux dents
Le désespoir à porté de mains
Comme tout fut détruit
Comme tout fut éteint
Malgré ta présence
Malgré tes écrits
Cassandre a 101 ans
Noyée dans le bain
De l’indifférence
Katou katou Levy Strauss
Nous porterons pour toujours le masque
De ton absence.
Olivier Schneider
10:30 Publié dans poeme | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : levy strauss
La Terre finira sans les Hommes
Les nuages ne tombent que chez les autres
Et l’eau ne manque qu’aux voisins
La pluie ne fait s’écrouler
Que les cases en terre
Et la mort des pingouins
Ne gène que les eskimos
C’est drôle que nous
Sommes protégés du malheur
De la souffrance
Et de la pauvreté
C’était comme si Dieu n’était bon
Qu’avec nous
La nature ne sourit qu’à ses protégés
Il y a des tempêtes aux caraïbes
Il y a des tiphons loin de nous
On se noie encore aux Philipinnes
Et l’Afrique recommence à sécher
Mais nous on va au parc
A la piscine aménagée
C’est fou qu’il y ait autant d’immigrés
Il va falloir les noyer
(La seule chose qui m’ennuie
C’est qu’il parait
Que Tahiti va couler
Et toutes les îles féériques
Où il faisait bon se baigner…)
(soupir)….
Les pauvres subissent les foudres,
Les tempêtes, la saleté,
Nos déchets et nos publicités,
On ne veut pas qu’ils apportent ici
Leur mauvaise destinée
Quand je regarde la télé
Je vois des émigrés se noyer
Ou se faire agresser
Ça m’excite et me dis c’est bien fait
Ils n’avaient qu’à pas être si pauvres,
Vivre tous nus au milieu des déchets
Il faut faire quelque chose : il faut bien les noyer
Les noyer les noyer les noyer
Et nous noyer avec.
Olivier Schneider
09:53 Publié dans poeme | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : levy strauss, poesie, ecologie, tiphon, egoisme, fin, destruction

