20.11.2009

Un peu avant la fin du monde

Les nuages ne tombent que chez les autres

Et l’eau ne manque qu’aux voisins

La pluie ne fait s’écrouler

Que les cases en terre

Et la mort des pingouins

Ne gène que les eskimos

C’est drôle que nous

Sommes protégés du malheur

De la souffrance

Et de la pauvreté

C’était comme si Dieu n’était bon

Qu’avec nous

La nature ne sourit qu’à ses protégés

Il y a des tempêtes aux caraïbes

Il y a des tiphons loin de nous

On se noie encore aux Philipinnes

Et l’Afrique recommence à sécher

Mais nous on va au parc

A la piscine aménagée

C’est fou qu’il y ait autant d’immigrés

Il va falloir les noyer

(La seule chose qui m’ennuie

C’est qu’il parait

Que Tahiti va couler

Et toutes les îles féériques

Où il faisait bon se baigner…)

(soupir)….

Les pauvres subissent les foudres,

Les tempêtes, la saleté,

Nos déchets et nos publicités,

On ne veut pas qu’ils apportent ici

Leur mauvaise destinée

Quand je regarde la télé

Je vois des émigrés se noyer

Ou se faire agresser

Ça m’excite et me dis c’est bien fait

Ils n’avaient qu’à pas être si pauvres,

Vivre tous nus au milieu des déchets

Il faut les noyer

Les noyer les noyer les noyer

Et nous noyer avec.

 

Olivier Schneider

04.11.2009

La Terre finira sans les Hommes

Les nuages ne tombent que chez les autres

Et l’eau ne manque qu’aux voisins

La pluie ne fait s’écrouler

Que les cases en terre

Et la mort des pingouins

Ne gène que les eskimos

 

C’est drôle que nous

Sommes protégés du malheur

De la souffrance

Et de la pauvreté

C’était comme si Dieu n’était bon

Qu’avec nous

La nature ne sourit qu’à ses protégés

 

Il y a des tempêtes aux caraïbes

Il y a des tiphons loin de nous

On se noie encore aux Philipinnes

Et l’Afrique recommence à sécher

 

Mais nous on va au parc

A la piscine aménagée

C’est fou qu’il y ait autant d’immigrés

Il va falloir les noyer

(La seule chose qui m’ennuie

C’est qu’il parait

Que Tahiti va couler

Et toutes les îles féériques

Où il faisait bon se baigner…)

(soupir)….

 

Les pauvres subissent les foudres,

Les tempêtes, la saleté,

Nos déchets et nos publicités,

On ne veut pas qu’ils apportent ici

Leur mauvaise destinée

 

Quand je regarde la télé

Je vois des émigrés se noyer

Ou se faire agresser

Ça m’excite et me dis c’est bien fait

Ils n’avaient qu’à pas être si pauvres,

Vivre tous nus au milieu des déchets

Il faut faire quelque chose : il faut bien les noyer

Les noyer les noyer les noyer

Et nous noyer avec.

 

Olivier Schneider

28.10.2009

Annick Masson

Rien n'aurait été possible sans Annick.

Je pleurs le départ d'une amie chère.

Olivier.

21.10.2009

SOIREE POESIEX LE 29 OCTOBRE AU POINT BAR!

A la suite du Premier Atelier à l'Université mardi 27 octobre à 19h (à la machine à café du batiment L de l'Université de Nanterre), les poètes étudiants de Nanterre seront au POINT BAR, 99 rue Championnet  pour une soirée de lectures, chansons, performances, expos et improvisations, soirée gratuite, ouverte à toutes et à tous! à partir de 20h

31.08.2009

Tous le 24 septembre au Point Bar!

SOIREE POESIEX OUVERTE A TOUS LE JEUDI 24 SEPTEMBRE!! à partir de 19h

Point Bar, 99 rue Championnet, métro Simplon ou Porte de Clignancourt

29.06.2009

vidéos sur http://www.youtube.com/user/poesiex

Sylvie, Laurent, Ibéa sur Youtube (extraits de la soirée au Point Bar du 25 juin dernier)

http://www.youtube.com/user/poesiex

26.06.2009

Prochaine soirée POESIEX au Point Bar

La prochaine soirée POESIEX au point bar, 99 rue Championnet, 75018 Paris, sera le jeudi 24 septembre, à partir de 19h30, entrée libre! à noter sur vos agendas!

22.06.2009

Les roses fanées de Téhéran

Les roses fanées de Téhéran
la rue qui tendrement attend
un été calme comme un enfant
quand tout sera oublié
quand on sera en liberté
Le coeur en berne et l'oeil en sang
c'était pour finir le printemps
c'est en Iran qu'on a voté
en voulant voter tout le temps
Les roses fanées de Téhéran
quand même ce qui semblait sans objet
est devenu important
on peut tromper un peuple
mentir à un enfant
mais on ne peut pas trahir
la couleur d'un espoir
Les roses fanées de Téhéran
et toute une rue habillée en noir
et tout ce sang sur le foulard vert
et la violence en guise de trève
et le silence en guise d'espoir
Les roses fanées de Téhéran
teintées de noir

Olivier Schneider

19.06.2009

je me suis réveillé en pensant à Julien Coupat (par Olivier Schneider)

Finir dans un coffre de voiture
La fin d’une aventure
Qui n’a pas existé
Finir dans sa famille
Qui n’a plus vraiment confiance
Finir dans une société
Qui s’est moquée
Et qui demande encore de payer
Finir dans un coffre de voiture
Pour s’être demandé
Comment lutter
Et contre qui ?
Finir et être toujours dénoncé
Par le même qui ment
Par le même qui attend
Que son mensonge devienne réalité
Finir quand tout est à commencer
Finir en rêvant d’avenir
Les policiers à ses côtés
Finir de partout écouté
Le corps privé de fête
L’esprit privé de vie
Et l’envie condamnée
Julien caché dans un coffre de voiture
Accueilli en famille et privé de son autre famille
Accueilli et aimé
Mais coupé de son autre projet :
Celui de construire une solidarité.

Olivier Schneider, le jour de la libération de Julien Coupat

13.05.2009

Archie au fil d'une mélodie-duc des lombards, 13 mai 2009

 

Saxophone ténor en un son d'émotion tessiture en cadence
Du la ommis de ces notes en accords et accros
Contre basse en silence en mélodie de souffrance
D'une ballade qui mord un vieux blues échaffaud,

 

Un regard métronome pleure en corps et à cris
Qui se noie là où porte
Quand ses notes encore crient comme plainte d'oubli,
Une voix d'argent qui s'emporte,

 

Là où pleure la croche qui souffle
Quand la musique gémit
Où la plainte du corps s'essouffle
Là où même la note jouit;

 

C'est qu'une veste s'emporte
Là où le manteau retombe,
Au delà que les sons transportent
A l'orée d'une ville les tombes,

 

Quand survivre motive
Même ceux qui sont morts
Et que la musique rétive
Ne réveille celui qui s'endort,

 

Près de l'âme du piano,
Quand la partition s'arrête
Et que sous les mains glissent les mots
Où les notes s'apprètent

 

A écrire l'histoire
De celui qui a vu
L'oreille prémonitoire
Egarées, ces notes perdues,

 

Quand  défile le cortège des âmes
Là où trace du regard de la douleur s'est abattue,

Où les palissades mortes en flammes
Portent des souvenirs d'enfants tus,

Là où le coeur et la main tremblent,
Et que les souffles des vents battent ris en solo
En sens qui s'écrie là où mélodie semble
Musique vouée à se jouer du chaos,

 

Quand la anche même miaule à ces lèvres qui se déhanchent
Notes en fracas et sons en table rase,
Seul un hérault pleure où le saule ne voit que son âme qui se penche,
C'est sous cet arbre qu'est né le jazz...

© Laurent Senanedj

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