22.06.2009
Les roses fanées de Téhéran
Les roses fanées de Téhéran
la rue qui tendrement attend
un été calme comme un enfant
quand tout sera oublié
quand on sera en liberté
Le coeur en berne et l'oeil en sang
c'était pour finir le printemps
c'est en Iran qu'on a voté
en voulant voter tout le temps
Les roses fanées de Téhéran
quand même ce qui semblait sans objet
est devenu important
on peut tromper un peuple
mentir à un enfant
mais on ne peut pas trahir
la couleur d'un espoir
Les roses fanées de Téhéran
et toute une rue habillée en noir
et tout ce sang sur le foulard vert
et la violence en guise de trève
et le silence en guise d'espoir
Les roses fanées de Téhéran
teintées de noir
Olivier Schneider
22:19 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : iran, téhéran, manifestations, persia, roses, olivier, schneider, poésie
19.06.2009
je me suis réveillé en pensant à Julien Coupat (par Olivier Schneider)
Finir dans un coffre de voiture
La fin d’une aventure
Qui n’a pas existé
Finir dans sa famille
Qui n’a plus vraiment confiance
Finir dans une société
Qui s’est moquée
Et qui demande encore de payer
Finir dans un coffre de voiture
Pour s’être demandé
Comment lutter
Et contre qui ?
Finir et être toujours dénoncé
Par le même qui ment
Par le même qui attend
Que son mensonge devienne réalité
Finir quand tout est à commencer
Finir en rêvant d’avenir
Les policiers à ses côtés
Finir de partout écouté
Le corps privé de fête
L’esprit privé de vie
Et l’envie condamnée
Julien caché dans un coffre de voiture
Accueilli en famille et privé de son autre famille
Accueilli et aimé
Mais coupé de son autre projet :
Celui de construire une solidarité.
Olivier Schneider, le jour de la libération de Julien Coupat
19:44 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : julien, coupat, justice, anar, acharnement, poesie, schneider, olivier
06.05.2009
Le pré du cheval vert (poème Olivier Schneider)
Je suis actuellement en préparation d'un spectacle avec le Théâtre du Cheval Bavard de Bioussac (Charente). A cette occasion j'ai retrouvé un poème que j'avais écrit il y a un certain temps, qui pourrait peut-être me servir de base de travail, je vous le fais partager:
<p>
Le pré du cheval vert
Le pré du cheval vert
Tourbillonant
Le sol ou de la mer
On voit le vent
On voit le reflet de la colère
Du cheval blanc
On voit le temps
En lames froides
La mascarade
Où s’évanouit l’année lumière
Et le visage
Le corps en fondation de jade
Et le cortège
Des désirs en paraphrases
D’amour
D’arrêt du temps
D’accouplement en jet de corps
Nous serons deux
Deux au pré du cheval guerre
Guerre et jeux
D’année poussière
Et à mort d’heures
A force de
Couvrir la pierre
D’une peau femme
De clair de terre
Il est passé
Un animal au sang qu’on boit
En souriant
Et d’ajouter au temps de rire
Celui d’étendre
Un souvenir
Au bout d’un champs au cheval d’encre
Musclé au cœur de son désir
Désir de prendre encore un peu
L’onde du sol
L’avalement
De tout ce qu’abrite ta gorge
Ma tendre rumeur d’abri lunaire
Ma tendre volonté de toi
D’avides ballons gonflés de souffle
En peau de sein
Du souffle encore
Du souffle vain
Au ras du champ
De cheveux fous
De chevaux balayés d’un chant
De sacrifice
En vague d’homme
Olivier Schneider
08:48 Publié dans poeme | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : pré, cheval, amour, tendre, tourbillon, schneider, olivier
01.05.2009
Poèmes à partir de profils sur le net : (olivier schneider)
En fouillant un peu dans mon disque dur, je trouve parfois des poèmes que j'ai envie de partager ;)
Poèmes à partir de profils sur le net :
Ôde à Gretelle
C'est en devinant la caresse
que je m'endormirai
sans en deviner tout à fait la couleur
quand tes yeux me regarderaient soudains
comme une adresse à rester
au dedans de toi la quête d'un devenir ailleurs
l'autre partie de ta beauté
au dedans de toi une caresse
qui me soutient
qui m'apaise
car jamais l'homme n'est totalement homme
sans qu'un regard le fixe et le tienne
noirs cheveux
noirs yeux surtout
mais la braise de tes joues
pour Hejin:
12/31/05 5:51pm
La couche en ornière
pour voir mieux entre tes seins
tout l'horizon du monde
là où la bonté abonde
là où glisse la conquète
dans l'oubli de demain
mais tu te tiens
prête à la photographie
mais sans photographie possible
rien ne retiendra ton portrait
ni la Hollande
aux veines étranges
ni la Corée
au front de neige
car au delà des terres,
et des terres immergées
il y a le désir d'être née,
le plaisir d'être là
toujours là sans mensonge
ou le mensonge du monde
bras derrière le dos
mais sans avoir pris le temps
de regarder celui ou celle en face,
mais la mèche à l'encre saillante
mais beaucoup de mais
la maison de l'attente
bonjour Julie
1/11/06 10:55pm
des sourcils ronds comme des mangues
des yeux qui me regardent
ou regardent un peu trop
jolie Julie qui se hazarde
dans la nouveauté étonnée de la langue
des amoureux de mots
Olivier Schneider.
13:01 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : poemes, net, profils, amour, olivier, schneider

